Revue de presse : La RDC au coeur du sommet à LUANDA / Le rêve d’une transition sans Kabila à partir du 20 décembre

 

KABILA ANNONCE LE REPORT DES ELECTIONS DEPUIS LA TANZANIE REACTIONS DE TSHISEKEDI ET DE MBEKA SUR LA RTBF !

 

 

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RDC: l'UDPS demande au procureur général de la république de libérer Bruno Tshibala
Radio Okapi‎ - Il y a 16 heureAu siège de l'UDPS, avant le point de presse animé par son secrétaire général, Bruno ...
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Un chef de guerre congolais condamné à mort pour crimes de guerre est réapparu libre mardi après-midi à Lubumbashi, plus de cinq ans après son…
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RDC: le douloureux souvenir du massacre de Lemera
RFI, 06 octobre 2016
Il y a vingt ans jour pour jour, l’hôpital de Lemera, localité du Sud-Kivu était attaqué. C’est le premier grand crime de la première guerre au Congo (en 1996, la RDC était alors le Zaïre), un crime passé sous silence, bien que documenté comme tant d'autres par l’ONU. Lemera, vingt ans d’impunité en Afrique centrale.
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LA CRISE POLITIQUE EN RDC AU CŒUR D’UN SOMMET INTERNATIONAL À LUANDA
Stanislas NTAMBWE
Le Potentiel, 5 octobre 2016
La République d’Angola accueillera, le 27 octobre 2016, le Sommet international sur la crise politique qui prévaut en République démocratique du Congo (RDC).Selon le ministre angolais des Relations extérieures, Georges Chikoti qui a livré l’information, ce lundi 3 octobre 2016 à Luanda, ce sommet est organisé conjointement par la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), les Nations Unies et l’Union africaine, rapporte Angola Press. « La région devient un peu instable et la responsabilité de l’Angola qui est à la présidence de la CIRGL est grande », a déclaré Georges Chikoti. Il a fait cette annonce à la presse, à la fin de l’audience que le président de la République d’Angola, José Eduardo dos Santos, a accordée la semaine passée à la ministre des Relations internationales et de la coopération de l’Afrique du Sud, Maite Nkoana-Mashabane, envoyée spéciale du chef de l’Etat sud-africain, Jacob Zuma.
Selon le chef de la diplomatie angolaise, le sommet est organisé conjointement par la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), les Nations Unies et l’Union africaine. L’urgence de la rencontre découle de la nécessité de discuter des derniers événements en RDC, a-t-il précisé. Il a ajouté que l’événement serait précédé par une réunion d’experts de ces organisations, le 24 octobre, et une autre réunion de l’Agence de défense et de sécurité de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), qui se tiendra cette semaine en RDC.
Région instable
« La région devient un peu instable et les responsabilités de l’Angola, en tant que président de la CIRGL sont nombreuses», a déclaré le ministre des Relations  extérieures. Georges Chikoti a souligné que le Sommet devrait également discuter de la situation au Burundi, des événements dans le Soudan du Sud et en République centrafricaine (RCA), qui « continuent à préoccuper la région et le continent africain en général».
Sur place à Kinshasa, une frange de l’Opposition politique réunie au sein d’une plateforme (Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement) autour d’Etienne Tshisekedi et de Moïse Katumbi, a publié les résolutions de son Conclave tenu mardi à Kinshasa. L’une des résolutions de ce conclave prévoit l’instauration d’un « Régime spécial » pour gérer l’après Kabila, le 20 décembre 2016. Pour ce, le Rassemblement à un « vrai dialogue inclusif »
Pendant ce temps, un autre dialogue politique sous la facilitation du togolais, Edem Kodjo, peine à publier ses conclusions. Ce dialogue jugé « pro-Kabila » et dont la facilitation est remise en cause, est récusé par une importante partie de l’Opposition, l’Eglise catholique et plusieurs organisations de la société civile. A ceux-ci, viennent s’ajouter certains pays occidentaux, amis de la RDC. Or, c’est de la synthèse des résolutions de ces deux camps que pourrait sortir un compromis qui garantirait la paix en République démocratique du Congo.
Des USA à l’Europe : Scandales financiers et massacres des populations déterrées : la RDC prise en sandwich
Le Potentiel, 7 octobre 2016
Des gouvernementaux de même que des ONG nationales et internationales se sont mis en branle et ont inondé la toile de dossiers relatifs aux scandales financiers et autres massacres des populations dont seraient coupables les autorités congolaises. La MP devrait prendre ces dénonciations au sérieux et comprendre que son autorité est menacée d’isolement diplomatique et beaucoup davantage. Ce vent qui souffle à la fois des USA et de l’Europe indique la RDC est prise en sandwich.
Pourquoi avoir choisi ce moment précis pour déterrer des dossiers qui font état de scandales financiers et de massacres des populations dont seraient coupables les autorités de la RDC ? La question est sur toutes les lèvres tant à Kinshasa qu’ailleurs. L’ex-colonie belge traverse une zone de fortes turbulences. Il s’agit d’une forte tension préélectorale entretenue par la majorité au pouvoir (MP) et l’opposition qui se renvoient la balle concernant les dépassements des délais constitutionnels. La discordance sur le calendrier électoral et la gestion de la période de transition a conduit à des affrontements meurtriers entre les manifestants et les forces de l’ordre les 19 et 20 septembre 2016.
Le fond du problème c’est que, malgré les déclarations de bonne intention des uns et des autres, le rapprochement entre les deux parties reste une gageure. Le dialogue lancé sur les chapeaux de roue sous la houlette de la MP bat de l’aile du fait de son manque d’inclusivité. L’Opposition, représentée par le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, l’a boycotté pour des raisons formulées sous forme de préalables auxquels ni la MP ni la facilitation n’a daigné réserver une suite favorable. Et dire que le facilitateur désigné par l’Union africaine a été récusé par le Rassemblement qui lui reproche son inféodation au pouvoir de Kinshasa.
En guise de réplique aux travaux de la Cité de l’Union africaine, le Rassemblement a tenu son conclave à Limite et rendu publiques les conclusions le 4 octobre 2016. Comme on pouvait le craindre, celles-ci ne sont pas à même de baisser la tension sur le terrain. Les conclavistes ont renouvelé le préavis signifié le 19 septembre à Joseph Kabila et promis à ce dernier un carton jaune le novembre prochain avant le carton rouge réservé pour le 19 décembre 2016. C’est dire que le semblant d’accalmie actuelle cache pas mal de surprises. Pas agréables du tout. Chaque protagoniste a campé sur sa position.
Ce climat délétère est interprété de diverses manières au niveau international. D’aucuns, proches de l’Opposition et donc du peuple congolais, ont accusé Kinshasa d’avoir fait un usage disproportionnel de la puissance publique à l’endroit des manifestants les 19 et 20 septembre 2016. Ils ont exigé des enquêtes pour que des responsabilités soient établies et que les coupables soient traduits devant la justice. Washington, Paris, Bruxelles, etc. n’ont pas caché leur préoccupation face à ce spectre de guerre civile qui se profile à l’horizon.
Du coup, une unanimité s’est dégagée au niveau international il faut sauver la RDC, particulièrement le peuple congolais, victime d’antagonismes politiques. Cette compassion à l’endroit du peuple congolais a poussé gouvernements et organisations non gouvernementales (ONG) à accentuer la pression sur le pouvoir de Kinshasa afin de l’obliger à libérer le processus électoral, d’une part et à rendre le tablier le plus tôt possible, d’autre part. Pour y arriver, cette coalition de gouvernements et ONG est allée déterrer des dossiers dits sales. Il s’agit de dossiers sur les scandales financiers et des massacres des populations dont les bonzes du régime de Kinshasa et leurs partenaires étrangers se seraient rendus coupables. Le Net est inondé de ces dossiers dont certains remontent à dix, quinze ans. Ce n’est pas moins un message que la MP devrait prendre au sérieux. L’histoire récente et ancienne est riche en illustrations. Car, le but poursuivi par ces dénonciations est d’affaiblir le pouvoir de Kinshasa et lui indiquer que la RDC n’est pas le Burundi, ni le Congo-Brazzaville. L’étau se resserre autour de Joseph Kabila, la seule planche de salut dans l’élan vers la signature d’un compromis politique avec l’Opposition dans un cadre plus inclusif que celui de la Cité de l’Union africaine. Par LE POTENTIEL

Rassemblement: le rêve d’une transition sans Kabila à partir du 20 décembre
Rédaction Africa News , 7 Octobre 2016
Freddy Matungulu, François Muamba, Delly Sesanga, Jackmain Shabani, Gilbert Kiakwama, Christophe Lutundula et Martin Fayulu abordés par «AfricaNews» aux travaux du conclave du Rassemblement ne jurent que par la tenue du vrai dialogue entre la Majorité Présidentielle et le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, la fin définitive du mandat de Joseph Kabila le 19 décembre 2016 et l’organisation apaisée de l’alternance politique à cette date. Mardi 4 octobre 2016, les rideaux sont tombés sur le conclave du Rassemblement tenu sur les ruines du siège national de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social -UDPS- à Kinshasa/Limete. Les résolutions de ce forum de l’Opposition réclament la tenue du dialogue véritable et crédible d’où sortiront des décisions opposables à tous. «Ce qui se passe au camp Tshiatshi est un monologue de la MP et ce qui vient de se tenir ici est aussi un monologue du Rassemblement, à la seule différence que nous nous assumons. Le vrai dialogue devra mettre autour d’une table notre camp et celui de la MP», ont repris en chœur plusieurs membres du Rassemblement. Selon cette plateforme de l’Opposition issue du forum de Genval à Bruxelles, l’alternance devra avoir lieu en décembre prochain.  Joseph Kabila arrivé à la fin de son second et dernier mandat, ne pourra plus continuer à gérer le pays. Un régime spécial qui n’énerve pas la Constitution, sera mis en place pendant cette période transitoire en l’absence du président sortant.
Le Rassemblement rend la MP responsable du cuisant échec de la non-tenue des élections dans les délais en violation de la Constitution. Les points de vue d’une brochette de cadres du Rassemblement interrogés par «AfricaNews» vous sont proposés dans cette gerbe d’opinions. Freddy Matungulu Ilankir: Le dialogue inclusif va bientôt commencer. Au niveau du Rassemblement et de la communauté internationale, tout le monde s’active pour sa tenue dans les plus brefs délais. Que de temps perdu ! Le calendrier proposé par Corneille Nangaa ne tient pas la route. Loin de nous toute surprise, car le président de la CENI est de la MP et sa proposition émane de sa famille politique.
Il est important pour nous entant que Rassemblement de réfléchir sur la question. L’objectif principal, c’est la rencontre entre les amis de la MP et nous du Rassemblement dans le cadre d’un dialogue inclusif voulu par la population RD-congolaise et l’ensemble de la communauté internationale. Ensemble, nous allons relever le défi dans ce cadre qui aidera la RD-Congo à s’épargner du vide juridique le 20 décembre prochain. François Muamba Tshishimbi: Nous sommes ici rassemblés autour de trois principes simples: le Congo doit être un Congo uni, en paix et stable pour que la jeunesse puisse aller à l’école, que nos mamans aient des médicaments dans les hôpitaux, que nous ayons des infrastructures qui nous procurent du travail, que les RD-Congolais saisissent toutes les opportunités pour le développement du pays.
Nous avons réglé ce problème de réunification de la RD-Congo et de sa stabilité à Sun City en 2003. Tout le monde a déposé les armes et nous avons pris la décision collective d’accorder 5 ans minimum pour l’exercice du pouvoir au sommet de l’Etat et 10 ans maximum. Le nombre de mandats du Président de la République est ainsi verrouillé à l’article 220 de la Constitution. Il était question que tous les 10 ans au maximum, il y ait alternance politique par le mécanisme de l’élection d’un nouveau Président, peu importent les performances ou la popularité du Président arrivé fin mandat. Donc, 2016, c’est quelque chose qui a été planifiée par les RD-Congolais à partir de Sun City.
Et nous sommes ici pour l’affirmer et considérer que cet aspect-là des choses n’est pas négociable. Nous respectons les travaux qui se tiennent au camp Tshatshi entre des RD-Congolais qui le droit d’avoir leurs points de vue. Quant à nous le Rassemblement autour d’Etienne Tshisekedi, nous allons affirmer un certain nombre de principes, notamment la non-violation de la Constitution.
L’alternance, c’est maintenant en 2016 et au mois de décembre. Une fois réglé cet aspect des choses au dialogue, nous allons résoudre les autres problèmes créés artificiellement par le gouvernement, à savoir les questions liées au calendrier électoral, au fichier et à la sécurisation du processus électoral. Toutes ces matières trouveront leurs solutions dans un dialogue entre la MP réunie au camp Tshatshi et le Rassemblement en conclave ici.
Ce dialogue inclusif n’a pas pour mission de régler la question du Président de la République, car son sort est déjà réglé par la Constitution. Donc il doit rendre le tablier. Dès lors qu’il se rend à cette évidence, d’autres problèmes trouveront les réponses appropriées dans ce forum. La CENI censée convoquer les RD-Congolais au scrutin présidentiel au plus tard le 19 septembre 2016, a violé la Constitution et devra être sanctionnée. Nous allons participer au dialogue véritable et crédible d’où sortiront des décisions opposables à tous.
Ce qui se passe au camp Tshiatshi est un monologue de la MP et le conclave du Rassemblement est pareil, à la seule différence que nous nous assumons. Delly Sesanga Hipungu: Nous sommes réunis pour réaffirmer la volonté du Rassemblement autour des principes démocratiques et dire à tous les incrédules la détermination du peuple RD-congolais d’assurer la défense de sa démocratie, quel qu’en soit le prix. Aujourd’hui, nous ne sommes pas là pour arrêter ce que nous avons déjà amorcé le 19 septembre 2016. Le sang des compatriotes tombés sous les balles du pouvoir, sera honoré par la qualité du combat que nous allons continuer à mener.
La MP tient présentement un monologue à la cité de l’UA qui n’a aucun impact sur la vie nationale. Le dialogue tel que conçu par la résolution 2277 du Conseil de sécurité de l’ONU ne s’est pas encore tenu et doit avoir lieu justement dans l’inclusivité en abordant les vrais sujets avec objectivité et non pas avec une certaine condescendance telle qu’apparue dans les propositions avancées par le camp de la MP.
Si nous voulons la résolution pacifique des problèmes qui se posent en RD-Congo, la tenue du dialogue inclusif est incontournable pour aboutir au consensus, et ce, dans le respect des principes démocratiques et de notre Constitution. Le pacte national sur lequel se fonde notre Constitution, notamment l’Etat de droit et le respect de la Constitution, n’est pas négociable. Me Jackmain Shabani Luko: Les membres du Rassemblement se sont mis ensemble pendant quelques jours pour réfléchir sur l’actualité, étant donné que depuis Genval, il y a eu beaucoup de changement. Non seulement la famille politique de M. Kabila nous a montré à suffisance sa détermination à vouloir violer la Constitution, il est important pour nous d’y réagir. Nous avons appelé à une grande manifestation le 19 septembre dernier.
Il s’est passé beaucoup de choses ce jour-là. Nous militons pour le respect rigoureux de notre Constitution. La MP n’arrivera pas à mettre en marche son stratagème politique visant la violation de la Constitution. Nous allons développer des stratégies appropriées pour arrêter ce qui est boutiqué contre la République par la MP. Gilbert Kiakwama Kia Kiziki: Dans la vie, il faut savoir choisir. Nous avons choisi ce que nous avons dit à notre peuple et ce que notre peuple nous demande de faire: respecter la Constitution, l’alternance et les élections dans les délais constitutionnels. Voilà pourquoi nous sommes ici. Notre volonté consiste à dire à notre peuple qu’il ait la foi pour que nous puissions atteindre cet objectif-là. Le conclave réclame une chose de simple et qui soit un objectif pédagogique: toute RD-congolaise, tout RD-congolais, quel que soit son âge, doit savoir qu’on ne transige pas avec la loi. La loi est au-dessus de tout le monde, du président, du vice-président jusqu’à la dernière des sentinelles du pays.
Voilà l’objet du combat. Le véritable problème d’un être humain, c’est lorsqu’il prend la responsabilité de mentir à lui-même. Ceux qui ont proposé les élections en novembre 2018, savent que cela ne passera pas. Nos enfants, nos petits enfants ne sont pas morts pour rien. Ils ont perdu la vie pour le respect de la Constitution et des délais constitutionnels.

Christophe Lutundula Apala: Notre lutte est d’obtenir le respect de la Constitution par tous et l’organisation des élections conformément à cette même Constitution. Des élections crédibles, libres, transparentes et pluralistes de manière à réaliser l’alternance politique au sommet de l’Etat comme le veut le peuple RD-congolais. Les récents événements ont démontré que le peuple veut le changement avec le Rassemblement qui incarne le mieux ses aspirations. Nous demandons aux RD-congolais de continuer à nous faire confiance. Nous allons gagner ensemble. Ceux qui se sont réunis à la Cité de l’UA, c’est leur droit. Nous sommes démocrates. Leur position reste la leur. Mais pour le peuple RD-congolais et nous, il n’est pas question de suivre le faux calendrier de la CENI présenté à la Cité de l’UA qui n’a pour seul objectif que d’accorder le 3ème mandat au président Kabila en violation de la Constitution et de ce que le peuple réclame tout le temps. Le peuple a versé son sang en acceptant le sacrifice suprême.
Martin Fayulu Madidi: La population RD-congolaise doit savoir que la CENI n’a pas organisé l’élection présidentielle comme prévue dans la Constitution. Donc, le 19 décembre 2016, c’est la fin du deuxième et dernier mandat de Joseph Kabila. Qu’il pleuve, qu’il neige, Kabila doit partir et le pays va continuer à fonctionner, car toutes les mesures nécessaires seront prises au vrai dialogue qui mettra autour d’une table la MP et alliées ainsi que le Rassemblement et alliés. Propos recueillis par Octave MUKENDI
Elections incertaines en RDC : Les 16 mois et 504 jours de Nangaa indéfendables
Le Phare, 6 octobre 2016
Les Congolais de catégories modestes, qui se trouvent sans perspectives d’avenir depuis plusieurs décennies et dont l’espoir de retrouver un mode de vie conforme à celui des humains dignes de ce renom, repose sur l’alternance au sommet de l’Etat, ont du mal à adhérer à l’arithmétique du président de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante), Corneille Nangaa, fixant la durée de la refonte du fichier électoral à 16 mois et celle d’autres opérations préélectorales à 504 jours. Le « glissement » d’au moins 32 mois, sinon plus, dans lequel cette institution d’appui à la démocratie voudrait embarquer plus de 75 millions de Congolais, fait hérisser le poil de plus d’un. Face à une impasse électorale que certaines officines politiques de la Majorité au pouvoir considèrent comme incontournable, de nombreux cerveaux ont commencé à tourner à plein régime. Récemment, l’AETA et la LUCHA ont rappelé aux Congolais une règle du jeu déjà expérimentée avec succès en Afrique du Sud et en Sierra, à savoir le couplage de l’enrôlement avec le vote pour du Président de la République. L’avantage d’une telle recette est de battre en brèche l’hypothèse de tout dépassement de délai constitutionnel pour l’élection présidentielle.
Dans le même ordre d’idées, un compatriote de la diaspora vient de démontrer, en partant des données techniques puisées dans el « laboratoire » de la CENI, que l’enrôlement peut être réalisé en l’espace d’un mois.
Un mois pour enrôler 42.000 d’électeurs
A première vue, cela parait irréaliste. Et pourtant, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon ce mathématicien occasionnel vivant en dehors du pays, si la CENI le veut, elle peut tranquillement boucler les opérations de toilettage du fichier électoral en trente jours… on dit bien trente jours. Selon ses petits calculs, l’électorat estimé par le « pouvoir organisateur des électeurs » serait à hauteur de 42 millions de personnes. II suffirait que la CENI se dote de 18.000 kits d’enrôlement pour qu’elle soit en mesure d’enrôler par machine 42.000.000 : 18.000 = 2.333 électeurs en moyenne. Si les opérations, d’enrôlement sont organisées simultanément durant la même période sur l’ensemble du pays et à l’étranger, cela donnerait comme résultat 2.333 (électeurs): 30 (jours) = 77, 7 électeurs par jour.
Au regard d’une telle projection arithmétique, la thèse d’un enrôlement devant courir sur 16 mois est fausse. Un enrôlement concomittant ville par ville et village par village sur une période d’un mois, devrait permettre à la CENI, soutient ce compatriote de la diaspora, de dresser un fichier électoral de plus de 40.000.000 d’électeurs. D’où, il recommande aux « experts » de cette institution d’appui à la démocratie et ceux d’institutions internationales comme l‘OIF (Organisation Internationale de la Francophonie) de jouer la carte de la vérité et de la transparente, au lieu de continuer à donner l’impression de privilégier la supercherie.
Les chasseurs de postes en prévision d’une probable transition et les jouisseurs accrochés à leurs privilèges politiques depuis plus de dix ans, devraient réfléchir en termes de sauvetage du Congo, de la démocratie, de son peuple, plutôt qu’en fonction de leur bonheur individuel. Si l’Etat-Nation implose, à cause de l’égoïsme d’une poignée de privilégiés, qu’auront-ils gagné? Par KIMP
Scandale Och-Ziff: de hautes personnalités de RDC mises en cause. Mende accuse Katumbi
7sur7.cd, 6 octobre 2016
Militants anticorruptions et chercheurs nomment les personnalités mises en cause dans un rapport du département américain de la Justice et de la Commission boursière des Etats-Unis. Selon le document, le fonds d’investissement américain Och-Ziff a versé 100 millions de dollars en pots-de-vin à des responsables congolais de 2005 à 2015. A Kinshasa, on parle de calomnies. Il est question d’un « partenaire », « un homme d’affaires israélien bien connu ».
Pour l’ONG Global Witness, il ne peut s’agir que de Dan Gertler. A Kinshasa, on considère la mise en cause de cet homme d’affaires comme « une attaque contre le Congo », déclare Kikaya Bin Karubi, le principal conseiller diplomatique du président Kabila à l’agence Bloomberg. L’entente parle, par ailleurs, de deux responsables congolais. Le « numéro deux » est décrit comme un ex-gouverneur du Katanga mort dans un accident d’avion. Pour le chercheur américain Jason Stearns, il s’agit forcément de Katumba Mwanke : « J’ai parlé avec des gens qui connaissent les détails intimes du rapport du côté du gouvernement américain, mais aussi du côté des gens qui ont été accusés.
Et ils m’ont confirmé que c’est Katumba Mwanke. » A Kinshasa, le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende laisse entendre qu’il s’agit peut-être d’un autre ancien gouverneur. « Au moment où les faits se sont passés, celui qui avait la haute main sur les mines au Katanga, c’est Monsieur Katumbi. » Ce « numéro deux » rendait des comptes à un « numéro un » qui, aux yeux du chercheur Jason Stearns, est nul autre que le président Kabila lui-même. « La façon dont on décrit ces personnes dans ce genre de documents est toujours par séniorité. Katumba Mwanke, c’était parmi les personnes les plus importantes de l’Etat, il n’y avait que Joseph Kabila qui était plus important. » Pour Lambert Mende, il s’agit de pures calomnies. Bien qu’américaine, cette enquête suscite l’attention et le débat à Kinshasa. Aux Etats-Unis, l’enquête sur Och-Ziff se poursuit. (Article RFI, titre légèrement modifié avec l’ajout «Mende accuse Katumbi»)
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RDC: "s'il faut en passer par les sanctions on passera par les sanctions" (Ayrault)
AFP,  04 octobre 2016
Le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault n'a pas exclu la possibilité de sanctions contre des responsables de la République démocratique du Congo (RDC), et exhorté le président Joseph Kabila à respecter la Constitution et ne pas se représenter. "Ce n'est pas possible qu'on continue comme ça", a déclaré M. Ayrault sur la chaîne TV5 Monde, en se disant "pas opposé" à d'éventuelles sanctions. "Il faut absolument que la Constitution soit respectée, qu'une date soit fixée pour les élections, que le dialogue national ait vraiment lieu. M. Kabila n'a pas le droit de se représenter, il faut qu'il donne l'exemple", a insisté M. Ayrault. "S'il faut en passer par les sanctions, on passera par les sanctions", a-t-il déclaré, interrogé sur la décision récente des Etats-Unis de prendre des sanctions financières contre deux hauts responsables militaires proches de Kabila."Mais j'en appelle à la raison. Ceux qui sont au pouvoir aujourd'hui doivent prendre leurs responsabilités", a ajouté M. Ayrault.
La Constitution interdit à M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, de se représenter à la fin de son mandat, mais le chef de l’État ne donne aucun signe de vouloir quitter son poste alors que le scrutin présidentiel apparaît désormais impossible à organiser dans les temps. La RDC a connu les 19 et 20 septembre une nouvelle explosion de violences ayant fait au moins 53 morts, dont quatre policiers, selon l'ONU, et liées au report de la présidentielle qui devait se tenir cette année. "J'ai déjà dit que la Françafrique (système de relations opaques et de réseaux d'influence entre dirigeants africains et français à la suite des indépendances africaines) c'est fini. Mais ce qui est aussi fini c'est une forme de gouvernance où on s'installe au pouvoir et où on ne part jamais. La jeunesse africaine ne veut plus de ça", a-t-il dit.
La Belgique raccourcit la durée des visas congolais
RFI, 06 octobre 2016
La Belgique s'inquiète de la situation en République démocratique du Congo. Violences entre manifestants et forces de l'ordre les 19 et 20 septembre, déclarations sur un report de l'élection présidentielle : le contexte est brûlant. Du coup, le ministère des Affaires étrangères a décidé de limiter dorénavant à six mois les visas pour les Congolais. La mesure a été annoncée par Didier Reynders, le ministre belge des Affaires étrangères. Et le ministère précise que cette mesure va s'appliquer à ceux qui avaient jusqu'ici un visa pour un an maximum, à savoir les porteurs de passeports diplomatiques, qu'ils soient membres du gouvernement ou diplomates.
Pour le ministre des Affaires étrangères, cette mesure est rendue nécessaire par la période d'incertitude que va ouvrir la prolongation de la présidence de Joseph Kabila au-delà de la date butoir du 19 décembre prochain.
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RD Congo : à Washington, la guerre des lobbys
Jeune Afrique, 04 octobre 2016
En délicatesse avec Washington, le pouvoir de Kinshasa tente de s’y refaire une réputation. C’était la mission de Barnabé Kikaya Bin Karubi, conseiller diplomatique du président Joseph Kabila, envoyé aux États-Unis en septembre. Le 2, il a signé, au nom de son pays, un contrat de 875 000 dollars pour s’attacher pendant cinq mois les services de BGR Group.
Ce cabinet de lobbying n’a toutefois pas pu empêcher le Trésor américain de geler les avoirs des généraux John Numbi et Gabriel Amisi Kumba. « Nous n’attendions pas que BGR inverse la tendance en si peu de temps, réagit le diplomate congolais. Mais il nous donne accès aux bons interlocuteurs. Jusque-là, les autorités américaines n’avaient qu’un son de cloche. »
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Distribué par:
Mwalimu Kadari M. Mwene-Kabyana, Ph.D.
Montréal (Québec), Canada
Tél. (001) 438-994-6072

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