RDC: le président angolais appelle l'opposition congolaise à la patience

 

URGENT:  'Kabila Joseph' convoque pour ce dimanche 30/10/2016, une réunion à Kingakati pour célébrer la victoire diplomatique de la RDC à Luanda (en Angola).


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Sommet de Luanda: vives réactions de l'opposition et du gouvernement en RDC
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Par RFI Publié le 28-10-2016 Modifié le 28-10-2016 à 13:06
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En République démocratique du Congo (RDC), les réactions ont été nombreuses suite au sommet de Luanda qui a consacré l’accord politique signé entre la majorité et une frange de l’opposition, et félicité Joseph Kabila pour la convocation du dialogue national. Si le gouvernement congolais salue ce soutien, une partie de l’opposition rejette fermement les conclusions des chefs de l’Etat réunis en Angola.
Alors que le sommet s'est achevé mercredi à Luanda, les réactions ne cessent de se faire entendre à Kinshasa. Et pour cause : les chefs d’Etat africains de la sous-région des Grands Lacs et de la SADC ont apporté leur soutien à l’accord qui entérine le report des élections à 2018 au lieu de 2016 et qui maintient Joseph Kabila au pouvoir au-delà de son mandat jusqu’au prochain scrutin.
« Nous sommes satisfaits de ce que les initiatives qui ont été prises par le président Kabila aient été soutenues de manière claire par la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs et qu’un appel à la raison ait été lancé à tous nos compatriotes, pour qu’ils puissent se joindre aux résolutions que nous avons prises et éviter une gestion plus ou moins chaotique ou violente de cette étape assez délicate, que nous allons connaître entre la fin du mandat du président, de son deuxième mandat, et l’organisation effective des élections à venir », explique Lambert Mendé, porte-parole du gouvernement de la RDC.
L’UDPS rejette les conclusions du sommet
Le principal parti d'opposition, l'UDPS, rejette, en revanche, les conclusions de ce sommet, estimant qu'elles trahissent les aspirations du peuple congolais qui souhaite une alternance pacifique au pouvoir en 2016. « Aujourd’hui, le peuple congolais aspire à la démocratie, à l’alternance. Il faut souligner que c’est la première alternance que les Congolais attendaient il y a de cela 56 ans, depuis son accession à l’Indépendance », explique Jean-Marc Kabund wa Kabund, secrétaire général de l'UDPS.
Et de poursuivre : « Malheureusement, ce sommet a assassiné la démocratie dans notre pays. Ça ne peut qu’exacerber la tension dans notre pays, dans la mesure où le peuple congolais est déterminé à faire respecter la Constitution, à faire réellement que ce pays puisse vivre son alternance. C’est le peuple congolais qui a son destin en mains et c’est à lui de décider sur son avenir. »
Le message d’Etienne Tshisekedi
Pour véhiculer sa position au sein de la population, le parti utilise la structure Le Parlement debout, créée par Etienne Tshisekedi à l'époque du président Mobutu.
Ainsi, des dizaines de « parlementaires debout » se sont réunis jeudi 27 octobre devant le siège de l'UDPS à Kinshasa. Ils viennent écouter le message que leur transmet leur leader, Etienne Tshisekedi, à travers des cadres du parti. Et quel message ? « Ce qui se passe en Angola, ça ne nous concerne pas. Nous notre problème c’est quoi ? Le 19 décembre 2016, pour nous, le peuple congolais comme un seul homme, Kabila n’est plus président de la République. »
Les «parlementaires debout» d'Etienne Tshisekedi devant le siège de l'UDPS à Kinshasa, le 27 octobre 2016. © RFI/Sonia Rolley
« Les médias sont pris en otage »
Dans le public, les présidents des « Parlements debout » de la capitale qui iront transmettre ce message aux habitants de leur quartier, notamment près des kiosques à journaux, des carrefours ou encore des ronds-points. « Au Congo, les médias sont pris en otage par un seul parti politique qui est le PPRD [parti au pouvoir ; NDLR]. Kabila et ces hommes empêchent les Congolais de s’exprimer », justifie l’un d’eux.
Du côté de la majorité, cette initiative de « Parlement debout » est plus qu'une opération de communication, c'est de l'intimidation. « A la fin du régime de Mobutu, quand un 'parlementaire debout' parlait dans certains quartiers, les autres n'avaient le droit que de se taire », explique un officiel.

Source : Rfi 

 



RDC: le président angolais appelle l'opposition congolaise à la patience
AFP, 26 octobre 2016
Le président angolais Eduardo dos Santos
Le président angolais Eduardo dos Santos a appelé l'opposition de République démocratique du Congo (RDC) à faire preuve de patience jusqu'à la présidentielle reportée en 2018, mercredi lors d'une réunion des dirigeants des pays des Grands lacs. "Pour ceux qui veulent arriver au pouvoir, il est important de savoir qu'ils peuvent le faire démocratiquement, en respectant la loi et la volonté souveraine des électeurs"a déclaré M. dos Santos lors d'un discours à Luanda. "Il vaut mieux attendre quelques mois de plus pour le faire dans de bonnes conditions de sécurité et de tranquillité plutôt que de se lancer sur les chemins incertains de la violence", a-t-il ajouté.
La RDC traverse une crise politique depuis la réélection contestée du président Joseph Kabila en 2011, à l'issue d'un scrutin marqué par des fraudes massives. Le mandat de M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, se termine le 20 décembre. La Constitution lui interdit de se représenter mais le chef de l'Etat ne donne aucun signe de vouloir quitter son poste. Le "dialogue national" en RDC a conclu mi-octobre un accord reportant la présidentielle au mois d'avril 2018, un résultat dénoncé par la majeure partie de l'opposition au président Kabila, qui avait boycotté ce forum. Ce document prévoit le maintien de l'actuel chef de l'Etat jusqu'à la tenue de ce scrutin.
Dans son discours, M. dos Santos a souhaité "la mise en place d'un gouvernement d'unité nationale" afin de "mettre fin au climat de contestation et de déstabilisation" actuel. "Il est préférable et plus facile d'arriver au pouvoir dans la paix et dans l'ordre plutôt que de prendre en charge un pays dévasté", a insisté le chef de l'Etat angolais, traditionnel soutien de M. Kabila. Seuls quatre des treize présidents des pays de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) ont fait le déplacement à Luanda, dont M. Kabila.
Dos Santos : « Un gouvernement de transition en RDC mettra fin au climat de contestation »
Radio Okapi, 26 octobre 2016
Le président angolais Edouardo Dos Santos (d) et son homologue de la RDC, Joseph Kabila (g)
Le président angolais Edouardo Dos Santos estime que la création d’un gouvernement d’unité nationale et de transition permettra de mettre fin au climat de contestation et de déstabilisation en République démocratique du Congo (RDC). Dans un discours prononcé mercredi 26 octobre à Luanda, il pense que ce gouvernement permettra aussi « de préserver la paix et la stabilité en RDC ». «(…) La paix et la stabilité sont des conditions essentielles pour le fonctionnement normal du pays et de ses institutions, et permettent la participation active et consensuelle de nouveaux acteurs politiques », affirme le président Angolais, à l’ouverture de la réunion de haut niveau du Mécanisme régional de supervision de l’accord cadre pour la paix, la sécurité et la coopération en RDC et dans les régions des Grands Lacs.
Edouardo Dos Santos invite « ceux qui veulent prendre le pouvoir à cultiver l’esprit de paix qui doit caractériser le processus électoral à respecter les lois de la République et à la patience ». « Il est important de savoir qu’ils [ceux qui veulent prendre le pouvoir] peuvent le faire démocratiquement, en respectant les lois et la volonté souveraine des électeurs », ajoute-il.
Le président angolais conseille qu’il vaudra mieux la peine « d’attendre quelques mois de plus pour le faire [prendre le pouvoir] en toute sécurité et tranquillité, que de suivre les voies incertaines de la violence où l’on sait toujours comment et pourquoi elles commencent, mais jamais quand elles finiront ». « Pour ceux qui aspirent gouverner, il est important de savoir qu’il est toujours préférable et plus facile de le faire dans un climat de paix et d’ordre, que de prendre le pouvoir dans les conditions d’un pays dévasté », suggère Edouardo Dos Santos.
Consensus et respect de la loi
Le président angolais se réjouit de la signature de l’accord politique signé à l’issue du dialogue organisé à Kinshasa et invite les acteurs politiques et de la société civile congolaise « au consensus et au respect de la loi et de l’ordre constitutionnel établi ». « Nous sommes toujours en faveur du dialogue. Pas du dialogue pour le dialogue, mais de celui qui préserve et suscite la sagesse et qui conduit à des positions raisonnables et de consensus », indique Edourdo Dos Santos.
Pour lui, l’accord intervenu récemment prouve que le dialogue reste le seul moyen valable de régler les contradictions et de surmonter les crises et les conflits afin de garantir la paix des esprits et du point de vue politique et social en conformité avec les lois applicables. « Je suis ravi, et je crois que c’est aussi une cause de célébration pour tous, que notre rencontre a lieu tout juste une semaine après l’accord signé entre le gouvernement de la RD, certains partis d’opposition et les forces de la société civile, dans le sens que les élections présidentielles prévues pour la fin de cette année n’auront lieu que le 29 avril 2018 », rapporte Edourdo Dos Santos.
Il note que c’est seulement dans un climat de paix et de stabilité, qu’il est possible « de réaliser un processus électoral sérieux, honnête et crédible », tant pour les personnes qui vont voter comme pour la communauté internationale qui en sera témoin.
(Extraits discours du président angolais ci-dessous)

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Distribué par:
Mwalimu Kadari M. Mwene-Kabyana, Ph.D.
Montréal (Québec), Canada
Tél. (001) 438-994-6072
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La secrétaire générale de l’OIF préoccupée par les risques de violences en RDC
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LE Potentiel
28 OCTOBRE 2016
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La secrétaire générale de la Francophonie, Mme Michaëlle Jean, a pris note de l’Accord politique signé, le 18 octobre 2016, à l’issue des travaux du dialogue politique nationale organisé en République démocratique du Congo, sous la facilitation, de 1’Union africaine.
Elle a salué le travail patient de M. Edem Kodjo et l’engagement des parties prenantes au dialogue pour parvenir à’ une solution pacifique à la crise qui sévit en RDC.
Toutefois, la secrétaire générale demeure extrêmement préoccupée par les risques de violences et les tensions politiques qui persistent dans cet important Etat, membre de la Francophonie. Elle réitère son attachement à la préservation de la paix et de la stabilité au Congo-Kinshasa, et encourage à mettre tout en œuvre pour contribuer à la tenue, dans les délais les plus raisonnables d’élections inclusives, libres, fiables et transparentes, conformément à la Constitution et aux principes énoncés par la Déclaration de Bamako.
« J’invite l’ensemble des parties à rechercher u,’ consensus plus large et plus inclusif. Dans cet esprit, j’appelle les partis politiques non présents au dialogue à privilégier la recherche de solutions pacifiques et exhorte les autorités nationales à continuer de prendre et mettre en œuvre des mesures de confiance et d’apaisement », a-t-elle déclaré.
L’organisation internationale de la Francophonie (OIF) rappelle l’importance que la Francophonie attache à la vie politique apaisée, dans le respect de l’Etat de droit. Elle réaffirme son engagement à approfondir les actions déjà engagées en faveur du processus politique et électoral en RDC, en étroite liaison avec les partenaires internationaux.
Pour rappel, l’OIF compte 57 Etats et gouvernements membres, et 23 pays observateurs.
Par LP



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