Revue de presse : Homélie du Cardinal Monsengwo de Noël 2016, «Qui tue par l'épée, périra par l’épée...»

 

Homélie du Cardinal Monsengwo de Noël 2016, «Qui tue par l'épée, périra par l’épée...»

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Son Éminence le Cardinal Monsengwo

1. Cette nuit, partout dans le monde chrétien, on crie : « Il est né le divin Enfant… Chantons tous son avènement ». Comme le dit Saint Paul : « Lorsque vint la plénitude du temps, Dieu envoya son Fils »(Gal 4, 4). Il vient à la plénitude du temps, c’est-à-dire au temps fixé par Dieu dès l’origine pour l’accomplissement de ses promesses.

2. Le temps qui, dans le projet et le plan de salut de Dieu, a été voulu pour que son Verbe, par qui tout a été créé (Jn 1, 3), s’incarne et se fasse présence visible de Dieu parmi les hommes (Jn 1, 14). Ce temps des origines a précédé le péché de l’homme et sa création. Mais aussitôt que l’homme a péché, Dieu annonce le salut : « Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre ton lignage et le sien. Celui-ci t’écrasera la tête tandis que tu tenteras de l’atteindre au talon » (Gn 3, 15).

3. Cette plénitude du temps, c’est le temps de l’accomplissement des promesses, le temps d’une longue histoire d’amour entre Dieu et les hommes, faite des hauts et des bas, temps où l’homme pécheur a fait l’expérience incessante de la miséricorde de Dieu à son endroit. Autrement dit, l’histoire de la pédagogie divine pour apprendre à l’homme à s’émanciper du péché par la loi (de Moïse) pour finalement vivre de l’Esprit Saint.

4. Et le Verbe de Dieu, comment vient-il sauver et racheter l’humanité ? Pas en grande pompe, dans la gloire et la grandeur extérieures, mais dans la simplicité et l’humilité d’un enfant; un enfant né dans une étable, parce qu’il n’y avait pas de place pour lui dans le caravansérail. Le Fils de Dieu n’a pas où loger sur terre. A qui annonce-t-il en premier sa naissance ? des bergers, des gens pauvres, des petits, des humbles et des simples. Tels sont donc les premiers interlocuteurs du Ciel.

5. « Soyez sans crainte » dit l’Ange, je vous annonce une bonne nouvelle qui sera une grande joie pour tout le peuple : « Il vous est né aujourd’hui, dans la ville de David, un Sauveur qui est le Christ-Seigneur» (Lc 2, 10-11). Ensuite se joignit à l’Ange l’armée céleste en masse qui chante les louanges de Dieu en disant « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix aux hommes qu’il aime » (Lc 2, 14). Tels sont les vœux et souhaits du Ciel à la naissance du Christ : Gloire à Dieu, et paix aux hommes. Il est normal que la naissance du Messie apporte à l’humanité l’abondance des biens messianiques.

Chers frères et sœurs,

6. Pendant que Dieu nous envoie son Fils, pour être l’un des nôtres, pour nous apprendre comment vivre en hommes raisonnables, justes et religieux (Tt 2, 12), d’aucuns mijotent nuit et jour, mort et tueries ; les armes crépitent.

7. Il est plus facile de tuer que de ne pas tuer. Il est plus facile de céder à la violence que de résister à la force. Il est plus beau d’être artisan de paix qu’artisan de la violence. Il n’y a pas de grandeur à manier les armes pour tuer les gens. Le fait de prendre le pouvoir par les armes ne justifie pas qu’on ne puisse le quitter que par les armes – « Qui tue par l’épée, périra par l’épée », dit Jésus (Mt 26, 52).

Bien-aimés dans le Seigneur,

8. La paix de Noël est pour tous sans exception, parce qu’elle est destinée à tous ceux que Dieu aime. C’est la paix des cœurs, et la paix des esprits ; la paix qui signifie intégrité corporelle, mais qui dit surtout une âme intègre, en communion avec Dieu et en quête de Dieu et des biens éternels. C’est à juste titre qu’il convient de prendre en compte l’appel du Pape François, lorsqu’il exhorte tous les congolais à être des artisans de réconciliation et de paix et que tous ceux qui ont des responsabilités politiques écoutent la voix de leur propre conscience , sachant voir les souffrances cruelles de leurs compatriotes et aient à cœur le bien commun (Audience générale , mercredi 21 décembre 2016).

9. La paix de Noël exclut les assassinats, les tueries, la violence. Elle implique la justice, l’amour, la vérité, sans lesquels on s’expose à des mécontentements, des frustrations, des troubles sinon à des émeutes ; contraires à l’harmonie sociale, indispensable à la réconciliation :celui qui respecte la constitution n’a rien à craindre de la justice. Celui dont les droits sont bafoués se sent protégé par la même constitution.

10. Que l’Emmanuel, notre Paix, fasse de nous des artisans de paix. Puisse la Vierge Marie, Notre Dame du Congo et Mère du Rédempteur, intercéder pour la paix dans notre pays. C’est avec ces vœux que je bénis affectueusement chacun et chacune de vous et vous souhaite un joyeux Noël et une heureuse année nouvelle.

+ L. Card. MONSENGWO PASINYA, Archevêque de Kinshasa

Kinshasa, 25 décembre 2016

CHANGE IN CONGO. L'association Change in Congo/ Nzakomba, en abrégé CIC/NZAKOMBA, plus connue sous la dénomination Change in Congo, est une…
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Congo: Vers le retour de la guerre au Kivu ?
Marie-France Cros
La Libre Belgique, samedi 17 décembre 2016
Des informations de plus en plus alarmistes nous proviennent du Kivu - où ont commencé les deux dernières guerres congolaises. En effet, alors que le régime Kabila n’a jamais mis fin aux violences de groupes armés dans cette région de l’Est du Congo, ni avancé dans la résolution des problèmes de terre qui y entretiennent les conflits, les deux ethnies les plus nombreuses du Nord-Kivu - les Hutus et les Nandes - sont à couteaux tirés.
La peur d’un "Hutuland"
"Depuis environ deux ans, les Hutus achètent des terres en masse au Kivu (Est, à la frontière rwandaise) et jusqu’en Ituri"(Nord-Est du pays, à la frontière ougandaise), nous dit un membre d’une des petites ethnies locales. "A Goma, on dit que ce sont de grands commerçants hutus qui fournissent les capitaux et qu’ils achètent aussi au Sud-Kivu. Cela crée la peur de les voir dominer."
S’il y a toujours eu des Hutus congolais au Kivu, le nombre des ressortissants de cette ethnie s’est considérablement accru avec la fuite au Kivu de 2 millions de Hutus rwandais, en 1994, lors de la défaite du régime génocidaire hutu face à l’armée du Front patriotique rwandais (FPR, dominé par les Tutsis), au pouvoir à Kigali aujourd’hui.
Selon notre interlocuteur kivutien, "certains pensent même que le Rwanda pourrait être derrière ces achats massifs de terres, afin de créer au Kivu un ‘Hutuland’, tandis que le Rwanda serait pour les Tutsis".
Face à cette expansion territoriale en dehors des zones où les Hutus sont traditionnellement fortement présents - Rutshuru et Masisi - le chef de la "Barza intercommunautaire" (qui regroupe les communautés d’"originaires"), Fataki Luhindi, un Nande, a fait dernièrement une déclaration selon laquelle les Hutus arrivés depuis 1994 devraient accepter d’être identifiés pour recevoir l’usufruit de terres.
Comme beaucoup de tribus africaines, les Nandes n’acceptent pas la vente de terres à des non-membres d’ethnies locales mais peuvent leur concéder l’usage de celles-ci.
Le "Petit Nord" face au "Grand Nord"
Devant cette menace de voir les achats de terres par des Hutus considérés comme nuls et non avenus, "les Hutus de Rutshuru ont exigé à leur tour l’identification des Nandes dans cette région", poursuit notre Kivutien. "Les Nandes se considèrent comme les propriétaires du ‘Grand Nord’ du Nord-Kivu; les Hutus veulent posséder le ‘Petit Nord’. Chaque côté prépare ses milices."
L’une d’elles, les Maï Maï Mazembe (nande) est accusée du massacre de Luhanga (Lubero), dans lequel une trentaine de civils, essentiellement hutus, ont péri. Les Hutus sont accusés de recourir aux FDLR (groupe armé issu des génocidaires rwandais).
A Goma, l’assemblée provinciale, majoritairement nande, a éjecté son président, un Hutu comme le voulait le partage des postes qui avait été décidé par les deux grandes ethnies du temps de leur entente. "Tous les ingrédients sont là pour une nouvelle guerre", craint notre interlocuteur.
Le retour d’anciens combattants
Une autre source, à Kinshasa, confirme "d’importants déplacements de populations vers le Grand Nord" nande, qu’elle attribue, elle, à l’insécurité. A cela s’ajoute le renvoi des bases militaires de Kitona et Kamina (Ouest du Congo) "d’anciens combattants, majoritairement hutus, que le programme national de désarmement DDR-3 abandonne à Goma sans leur fournir aucun moyen financier. Cela les pousse, évidemment, à rejoindre des groupes armés".
Un cocktail explosif alors que le gouvernement de Kinshasa ne paie pas certaines de ses troupes supposées ramener l’ordre. Ainsi à Beni (Grand Nord-Kivu), "des dizaines de policiers quittent clandestinement leurs postes depuis quelques semaines", indique l’agence de presse congolaise APA, en raison du "non-paiement de leur solde", pour aller à Goma. Certains policiers de la Légion nationale d’intervention déployés depuis trois ans à Beni n’ont pas été payés depuis un an, ajoute APA. Marie-France Cros

 

La nouvelle Kabbale

Noël sanglant en RDC : au moins 22 personnes tuées à la machette à Beni
Par Jeune Afrique avec AFP , 26 décembre 2016
Les autorités locales du territoire de Beni ont indiqué dimanche qu'une attaque attribuée aux rebelles ADF a fait au moins 22 morts pendant le week-end de Noël à Eringeti, localité située dans le triangle de la mort du Nord-Kivu, dans l'est de la RD Congo. L’on continue de compter des morts à Beni. Et le week-end de Noël a été particulièrement meurtrier dans ce territoire congolais ensanglanté depuis octobre 2014 par une série de tueries ayant fait déjà plus de 700 morts.
En deux jours, samedi 24 et dimanche 25 décembre, au moins 22 personnes ont été tuées à Eringeti et dans ses environs. Le premier jour, « ils ont tué 10 civils », a déclaré Amisi Kalonda, administrateur du territoire de Beni, attribuant ce nouveau massacre aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF). À l’en croire, « 12 autres corps ont été retrouvés [dimanche] dans des villages environnants » par l’armée qui poursuivait les assaillants.
Massacre à la machette
« Le mode opératoire, c’est toujours le même », selon Amisi Kalonda. Les victimes ont été tuées « à l’arme blanche et à la machette ». Teddy Kataliko, président de la Société civile du territoire de Beni, coalition d’associations locales, a confirmé le bilan donné par l’administrateur. « Nous ne comprenons pas » cette violence, a-t-il déclaré. « Nous ne savons plus à quel saint nous vouer. »
Bilan évolutif
Selon un prêtre du diocèse catholique de Beni-Butembo, l’attaque a fait « 27 morts » parmi la population et a créé la panique, poussant des habitants à fuir. « Le bilan macabre est en train d’évoluer […] au fur et à mesure qu’on découvre des corps dans la forêt » aux abords de la ville, a-t-il précisé. « Les cultes [de la nuit de Noël] n’ont pas été tellement perturbés » par l’attaque, a dit le prêtre car, « du fait de l’insécurité, la messe de minuit est célébrée de manière anticipée, vers 15 ou 16 heures », avant la tombée de la nuit. Mais « les gens n’ont pas fêté Noël comme à l’accoutumée » après la messe.
Le capitaine Mak Hazukay, porte-parole des Forces armées de la RDC (FARDC) dans la région, a déclaré quant à lui que les soldats avaient « tué quatre rebelles ADF », et que la traque des agresseurs se poursuivait. Selon l’armée, une autre attaque a visé la ville d’Oicha, plus au sud, à partir de 16 heures (14 heures TU), dimanche et était encore en cours vers 19h45.
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Mgr Utembi : « Nous sommes fiers que les divergences soient aplanies pratiquement de manière totale »
Rédaction Actualité.cd, 25 décembre 2016

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Monseigneur Marcel Utembi, président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), s’est montré optimiste ce samedi 24 décembre 2016 au sujet du compromis politique à signer entre les signataires et les non-signataires de l’accord du 18 octobre. « Nous sommes pratiquement arrivés au bout du tunnel. Ce qui reste à faire, c’est le toilettage du texte. L’accord est là, à portée de main. Il ne reste qu’à le rendre officiel. L’accord porte sur six chapitres : les engagements fondamentaux autour du respect de la constitution ; le processus électoral ; la gestion de la période préélectorale et électorale ; le mécanisme de suivi ; le mécanisme de décrispation et d’autres questions qui ont été retenues dans notre document du 2 décembre dernier sur les six points de divergence. Nous sommes fiers que les divergences soient aplanies pratiquement de manière totale (…). L’accord prévoit une gestion consensuelle, une gestion par toutes les parties prenantes. Le vendredi 30 décembre 2016, vous serez informés sur les dispositions prises quant à ce. »
Selon la CENCO, les travaux vont reprendre le 30 décembre 2016.

« Notre classe politique est d’une médiocrité grave », affirme exacerbé un prêtre de la CENCO!

Politico.cd, 25 décembre 2016
Alors qu'aucun accord n'a pu être signé à l'issue des négociations directes entre les acteurs de la crise politique congolaise, la CENCO semble se faire une très mauvaise opinion de la classe politique de la RDC. La déclaration d’un responsable cité par l’Agence France Presse laisse entrevoir le regard que portent les prêtres catholiques sur la classe politique congolaise, alors que les négociations qui durent depuis le 08 décembre n’ont pas pu être sanctionnées d’une signature d’accords comme prévu le samedi dernier. « Dans la nuit de samedi à dimanche, au moment où les négociations piétinaient, un responsable participant à la Cenco a confié à l’AFP, dépité :  Notre classe politique est d’une médiocrité grave. Ils (les hommes politiques) ont remis en cause tout ce que nous avions convenu la veille« , relate l’Agence France Presse.
En effet, ces discussions censées durer pas plus de trois jours se sont enlisées, alors que les différents états-major ont campé sur leurs positions. Il en ressort néanmoins un accord qui prévoit la tenue de l’élection présidentielle en décembre 2017. La majorité présidentielle serait prête à céder sur ce point, acceptant de faire une croix sur la date d’avril 2018 convenue lors du Dialogue de la Cité de l’Union Africaine (UA), boycotté par le Rassemblement en octobre dernier. Par ailleurs, le président Joseph Kabila serait disposé à ne pas réviser la Constitution pour briguer un troisième mandat, ce qu’il devra toutefois dire clairement pour respecter cet accord, amorcer la décrispation politique et rassurer la population.
La transition, quant à elle, durerait 12 ou 14 mois, elle pourra être dirigée par le président Joseph Kabila, avec un gouvernement de large union, composé de « part égale » entre les signataires des accords de la Cité de l’UA, la Majorité Présidentielle, le Rassemblement et le Front pour le Respect de la Constitution, dirigée par le MLC. La Commission électorale nationale indépendante (CENI) sera recomposée.  Un comité de suivi de la transition sera constitué pour veiller « à la bonne marche de la transition et de l’organisation de l’élection présidentielle« . Ce nouvel organe aura la responsabilité de garantir le respect de l’accord. Reste à déterminer sa composition et sa direction, revendiquée par l’opposition, ainsi que la présence en son sein ou non de membres de la Cenco ou de représentants de la communauté internationale. Étienne Tshisekedi serait lui-même pressenti pour le diriger.
Toutefois, un reste néanmoins un blocage majeur qui aurait conduit au report de la signature officielle de l’accord prévue pour ce samedi à 11h. Il s’agit la désignation d’un premier ministre « réellement » de l’opposition, dont le Rassemblement et le MLC en exigent un gouvernement d’union nationale plus inclusif. Pour le moment, majorité et opposition restent inflexibles sur ce point.
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Vital Kamerhe fait le point sur la fin des négociations et l’accord à signer le 30 décembre.

https://www.youtube.com/watch?v=gkv06GP3iYA

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Mwalimu Kadari M. Mwene-Kabyana, Ph.D.
Montréal (Québec), Canada
Tél. (001) 438-994-6072
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Ah mon Vieux tu m"as sauvé. Grâce à toi j'ai pu glisser en douceur..., comme tu l'as fait pour Mobutu. Vraiment t'as un truc à toi qui marche du tonnerre de Dieu !

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cic

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