Les coulisses de l'histoire : Pierre Mulele

 

PIERRE MULELE , né le 11 août 1929, mort torturé dans la nuit du 2 au 3 octobre 1968, est un homme politique du Congo-Kinshasa.

Jeunesse
Pierre Mulele est né en août 1929 à Kulu Matende au Congo Belge (actuelle République Démocratique du Congo). Il est le fils de Benoît Mulele, un infirmier, et d’Agnès Luam, à l’origine son esclave. Pierre est de ce fait selon la tradition mbunda, l’ethnie de ses deux parents, l’esclave de son père. Ce dernier, en tant que l’un des premiers intellectuels de la région, offre un accès à l’éducation précoce à son fils qui apprend l’alphabet avant même d’entrer à l’école. Le jeune Pierre y aurait aidé ses camarades à lire. Inscrit pendant trois ans au séminaire de Kinzambi où il apprend le latin, le jeune Pierre fait l’objet d’un étonnant esprit critique, remettant en question le dogme catholique. Il en est renvoyé en 1946 par les Pères craignant la contagion de ses idées. L’hypocrisie de la religion catholique est une thématique qui suivra Mulele lors son passage à l’école moyenne de Leverville. S’y ajouta bientôt une autre, celle de la politique et du nationalisme africain, avec de nombreux autres collègues. Comme à Kinzambi, Mulele se distingue dans sa résistance à l’oppression. Les élèves devaient prendre part à de la cueillette et à de l’élevage pour le compte des missionnaires belges à la tête de l’école. Mais les élèves devaient se contenter d’une alimentation rudimentaire qui avait entraîné des maladies chez nombre d’eux. Après la mort d’un des camarades de Pierre, à cause de cette nourriture, il organisa une grève dans la cantine qui connut un important retentissement.En 1950, Mulele rejoint l’école d’agriculture de Yaseke, mais la quitte un an plus tard, ayant l’ « impression de perdre son temps ». Il est ensuite orienté vers l’armée dans le camp de Coquilhatville par le directeur de l’école. Il est nommé caporal au bout de six mois, mais après avoir réalisé que ce camp n’est en réalité destiné qu’à mater d’éventuelles révoltes indigènes il rédige un plan de conquête du camp auquel il est affecté. Il est alors renvoyé de Coquilhatville et réaffecté à Léopoldville où ses exploits l’ont déjà fait connaître sous le surnom de Moto Mabanga ou ‘Tête dure’. Y craignant sa popularité, les autorités le déplacent à Thysville. Fidèle à sa réputation, Mulele refuse de saluer le drapeau belge auquel il déclare ne reconnaître aucune légitimité. Après avoir brutalisé le sergent venu le réprimander, il est emprisonné durant sept jours. Par son activisme au sein de la force publique, Pierre Mulele fait améliorer les conditions de vie des autres soldats noirs.

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