"J'ACCUSE" Le cinéaste belge Thierry Michel revendique son rôle dans la diffusion des vidéos du Kasaï

 

 

 

"J'ACCUSE"

Le cinéaste belge Thierry Michel revendique son rôle dans la diffusion des vidéos du Kasaï

BElGA Publié le mercredi 22 février 20

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INTERNATIONAL
Le cinéaste belge Thierry Michel, auteur de plusieurs films consacrés à la République démocratique du Congo (RDC) et auparavant au Zaïre, a revendiqué mercredi son rôle dans la diffusion de vidéos mettant en cause des soldats congolais dans un possible massacre qui suscite un vif émoi dans le monde. "Reçu tel quel ce jour ces images gravissimes d'un massacre de civils. Les militaires parlent lingala et ont des tenues FARDC ... Seuls les militaires tirent et les civils désarmés qui sont tout simplement exécutés ...Ce serait à Kabeya Kamuanga au Kasaï mais cela doit encore être confirmé. Il s'agit de toute façon d'un crime de guerre, incontestablement, voire d'un crime contre l'humanité", a commenté Thierry Michel en publiant samedi une première video sur le site Youtube.

"Je le revendique et je cite (Emile) Zola en prononçant un 'J'accuse'", a-t-il déclaré mercredi à l'agence Belga peu avant la présentation à Bruxelles d'un livre/coffret présentant en DVD dix films sur les 25 dernières années du Congo-Zaïre préfacé par la journaliste Colette Braeckman.

Selon lui, trois vidéos ont été diffusés montrant des massacres de civils - dont une de plus de sept minutes, filmée en un plan-séquence unique, et qui semble avoir été filmée par des soldats congolais intervenant contre la rébellion du défunt chef coutumier Kamwina Nsapu au Kasaï oriental (centre de la RDC), et une quatrième "est à venir".

Le cinéaste, a dans une déclaration écrite séparée, affirmé que la communauté internationale devait, "face à ce nouveau massacre de civils au Kasaï par les forces armées de la RDC" (FARDC) et face à l'"émoi international" qu'il suscite, exiger, la démission du ministre congolais de la Défense et la mise sur pied d'une commission d'enquête internationale et d'une commission Vérité et Justice en RDC sous une autorité morale irréprochable et indépendante de tout parti politique pour enquêter sur les crimes impunis commis en RDC depuis 2003.

Depuis Kinshasa, Thierry Michel a fait l'objet de critiques de la part d'un chroniqueur politique congolais, Omer Nsongo die Lema, membre de la "presse présidentielle", qui a évoqué "une action commanditée".

"Evidemment, le fait que le reportage - pour autant que les éléments filmés soient authentiques ou pas - ait atterri là où il a été traité et que, de là où il a été traité, il ait intéressé un grand média de réputation mondiale comme (le journal américain) New York Times avant d'être récupéré par Thierry Michel, dont les relations avec les autorités congolaises sont exécrables, prouve à suffisance qu'il s'agit d'une action commanditée".

M. Nsongo qualifié aussi de "zone d'ombre" la rapidité avec laquelle l'existence de cette vidéo a été médiatisée par un certain Thierry Michel, auteur de plusieurs documentaires sur la RDC "dont les uns favorables à (l'ancien gouverneur de la province du Katanga passé à l'opposition), Moïse Katumbi, les autres défavorables au pouvoir" du président Joseph Kabila.

Le cinéaste belge avait été expulsé de RDC à son arrivée à Kinshasa en juillet 2011 alors qu'il venait présenter son film, réalisé avec Colette Braeckman, sur l'action du célèbre gynécologue congolais Denis Mukwege.

Les autorités de Kinshasa ont fait volte-face mercredi en annonçant enquêter sur "les faits portés à la connaissance du public" après la diffusion d'une vidéo "atroce" mettant en cause des soldats congolais dans un massacre.

"À la suite de la diffusion sur les réseaux sociaux de la vidéo atroce qui défraye la chronique ces jours-ci", le gouvernement annonce dans un communiqué avoir "dépêché immédiatement (au Kasaï oriental et au Kasaï central) une commission conduite par des hauts magistrats militaires en vue de vérifier les faits".

Samedi, après la diffusion de cette vidéo montrant des hommes en uniforme tirer sur des villageois non armés, ou simplement de lance-pierres ou de bâtons, le gouvernement avait qualifié de "montage grossier" ces images.

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