L'ombre du "Terminator": Lettre à Ngbanda Par Kimpese Désiré

 

Préface :

 

Informations ou intox à charge.

Peu importe, un jour il nous faudra une réponse à chaque point évoqué dans la présente lettre ouverte retrouvée dans nos archives.

Ni Dieu ni Maître

 

Le passé de Ngbanda ne sera pas passé en profits et pertes. Tel n'est pas l'esprit de la Résistance.

Il devra répondre sur tous ces points en son temps et en son heure. Aucune culture de l'impunité voire tribale ne sera tolérée dans le Congo Libre et Libéré !

La population ne vous surnomme pas "TERMINATOR" par pure fantaisie...

Mais chaque chose en son temps.

Pour l'heure l'urgence demeure inchangée :
KABILA DÉGAGE !
.
L'Oeil du Net
CICNews Archives
.
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Justice Equitable
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Lettre à Ngbanda Par Kimpese Désiré

" A Mr Honoré Ngbanda Nzambo Ko Atumba 
Président National de l'APARECO 
Paris, France 

C.I. :    - Au Président de la République Démocratique du Congo 
- Aux Vices Présidents de la RDC (Tous) 
- Aux Ambassadeurs des pays membres du CIAT à Kinshasa 
- Au Secrétaire Général des Nations Unies à New York 
- Au Président en exercice de l'Union Africaine 
- Au Président de la Commission Européenne à Bruxelles 
- Au Président de la Commission de l'Union Africaine à 
Addis-Abeba 
- Au Ministre de l'Intérieur de la France, Paris 
- Au Ministre de l'Intérieur de la Belgique, Bruxelles 
- A la communauté nationale Congolaise 
- A la Diaspora Congolaise 
- A la Presse nationale et internationale�. 


Objet : Lettre Ouverte à Mr Honoré Ngbanda Nzambo Ko Atumba 

Monsieur le Président National de l'APARECO, 

Depuis sa sortie officielle le samedi 4 juin 2005 à Paris (France), 
l'Alliance des Patriotes pour la Réfondation du Congo, APARECO en 
sigle, que vous êtes le «Fondateur» et de droit le «Président 
National» se met dangereusement au travers de la route pour 
compromettre l'avenement de la 3e République. 

En tant que démocrate Congolais, je ne vous en veux pas. Vous faites 
ce que vous croyez être vos convictions politiciennes. 
Malheureusement, ces convictions se focalisent seulement à faire 
croire à la masse de la Diaspora Congolaise que les intérêts de la 
RD Congo sont en cause. Oui ! Ce n'est pas faux. Mais un politique 
lucide découvrira facilement dans vos discours et interviews le 
charme d'un félin à peau d'agneau. Vous avez toujours l'intelligence 
de camoufler vos propres vraies intentions sous des raisons 
objectives, difficiles pour les naïfs à les contourner. Vous vous 
présentez devant vos «mollahs de l'APARECO» sous un aspect politique 
qu'extériorise l'amour de la patrie, mais les pauvres en esprit ne 
savent pas ce que vous portez «au-dessous» de votre manteau 
d'agneau. On ne vous connaît pas d'amitiés désintéressées. Tout est 
calcul chez vous. 

Formé à l'école de la Dictature Mobutu, vous savez très bien comment 
appliquer à la perfection la recommandation de votre maître préferé 
Machiavel : «les hommes obéissent si bien aux `nécessités présentes' 
que celui qui trompe trouvera toujours qui se laissera tromper.» 
Effectivement, vous avez cette faculté exceptionnelle de tromper et 
berner vos interlocuteurs pour les amener à soutenir aveuglement vos 
mensonges. Car «tout menteur vit au dépens de celui qui l'écoute». 
D'ailleurs, dans votre propre coterie tribale des ngbandi, votre 
ethnie, vous êtes même gratifié par vos propres proches de surnom 
peu flatteurs de "WA MVENE" (le Menteur).  

Pour atteindre votre goal, vous avez d'abord besoin des gens. Car 
votre agenda caché tient à conserver la carte importante du nombre 
des congolais pour la suite des événements afin d'assouvir votre 
grande envie de vengeance contre le «Phénomène Kabila» qui vous a 
ravi le «beefsteak» de la bouche en 1997 et de reconquérir 
rapidement le pouvoir au Congo. 

Voilà pourquoi, je me pose une question fondamentale : Que se cache- 
t-il derrière cet acharnement de dénocer sans cesse une myriade 
de «complots» qui s'entrecroisent et s'annulent à tout propos. 

En analysant vos discours, il est plus difficile de discerner un 
programme politique ou une alternative politique pour le pays. 
Toutes les idées politique de l'Alliance sont seulement fondées sur 
la seule volonté de Honoré Ngbanda, sur la seule expérience de vie 
de Honoré Ngbanda, sur les seules opinions politiques de Honoré 
Ngbanda, qui donnent une explication du monde, commandent ou guident 
les comportements des «mollahs» de l'APARECO. Toutes les 
caractéristiques fondatrices de l'APARECO concourent à la seule 
personnalisation du Président National, pour ne pas dire «Président 
Fondateur» de l'Alliance. Vous devenez ainsi «le Rassembleur», 
l'«Unificateur» des nostalgiques du régime déchu de Mobutu. 

Dans la Diaspora congolaise, ne peuvent croire à vos discours que 
certains compatriotes qui voient seulement ce que vous paraissez 
aujourd'hui, peu d'entre eux perçoivent réellement ce que vous êtes. 
Certains mollahs «zelés» de l'APARECO commencent même à faire de 
l'autocensure jusqu'à s'interdire d'avoir certaines pensées 
contraires à celles de "WA MVENE". Ces pauvres gens, faibles en 
esprit, ont vraiment perdu tout esprit critique. Ils ne voient 
que "WA MVENE" et n'entendent que la voix de "WA MVENE". 

Ainsi, tout «autre son de cloche» politique à ce que vous dites en 
tant que président «Fondateur» de l'APARECO, est purement et 
simplement considéré comme de la «haute trahison», et par conséquent 
tout congolais incriminé est puremment et simplement considéré 
comme «rwandais» et mérite la peine de mort. Les intimidations 
politiques, les brutalités physiques et les destructions matérielles 
prolifèrent. 

Vous voulez maintenant contrôler la conscience de vos «mollahs». 
C'est pourquoi vous les encasernez et caporalisez leurs esprits. Si 
les chaînes liaient les pieds de l'esclave pour l'empecher de 
s'évader, vos discours visent à empêcher l'esprit de vos «mollahs» 
de voler à la rencontre de l'avenement de la 3e République. 
Vos «mollahs» sont donc devenus les otages d'une mécanique infernale 
déclenchée par l'appareil extrémiste de l'APARECO identique à celui 
des terroristes Islamistes. 

Pour impressionner les faibles en esprit, vous vous dédouanez en 
diluant votre «énorme» part personnelle de destruction du pays dans 
une nébuleuse responsabilité collective bien colorée de nombreuses 
légendes et fictions dans vos livres et interviews. Vous usez même 
un discours «religieux» pour bien les saouler avec l'«opium du 
peuple».  

En tant que un vrai Patriote Congolais, j'ai longtemps été tenté 
aussi par vos discours pour adhérer à l'APARECO. Mais, après maintes 
reflexions, j'ai d'abord rénoncé définitivement à l'idée d'adhésion 
à cette pseudo Alliance fort hétéroclite tissée sur le modèle de 
discours de mouvement «terroriste», ensuite et surtout à 
l'acceptation de seules opinions personnelles de Mr Honoré Ngbanda, 
et je ne pense pas que ce soit seulement pour des raisons politiques 
divergentes entre nous, mais tout simplement parce que les méthodes 
utilisées pour bâtir la démocratie à votre manière ne semblent pas 
différentes de celles d'une structure dictatoriale. 

En tant qu'ancien Agent de Services de sécurité au Zaïre de Mobutu, 
j'étais et je reste un témoin occulaire de vos crimes. Pour les 
besoins de la vérité historique, il serait mieux de vous restituer 
votre considérable part personnelle de responsabilité des causes de 
la ruine de ce pays pour reveiller l'esprit de vos «mollahs» qui 
sont en plein sommeil. Il m'est inconcevable de taire vos �uvres 
criminelles. La liste des celles-ci est tellement longue que je me 
limiterai aujourd'hui à quelques unes seulement à titre exemplatif. 
Prochainement, nous publierons un grand article qui est déjà sous 
presse sur «Les crimes de Honoré Ngbanda Nzambo Ko Atumba au Zaïre 
de Mobutu». 

Voici quelques cas de vos manipulations et crimes : 

Au Petit Seminaire de Bolongo : 
Trop jeune déjà, lors de votre passage au Petit Seminaire de 
Bolongo, près de Lisala, vous étiez déjà reperé d'un manque de 
scrupule et une déloyauté naturelle par les prêtres et vos 
collegues. Vous n'avez pas bonne presse jusqu'à présent auprès de 
vos anciens collegues de classe qui vous contestent une prétention à 
vouloir exercer une condescendance que ne justifient pas vos 
prestations scolaires. 

Au Campus de Lubumbashi : 
En 1972, vous terminez vos études en Philosophie au Campus de 
Lubumbashi (UNAZA) en n'ayant aucun parrain dans les cercles ngbandi 
à Kinshasa pour être propulsé sur la scène du pouvoir. Mais, grâce à 
un jeune étudiant à cette époque en Science Politique, d'ethnie 
ngbandi, du nom de Nzapa, cousin à l'épouse Baramoto proche parente 
à maman Marie Antoinette Mobutu, vous êtes recommandé au Service de 
sécurité. Nous vous rappelons, Mr Honoré Ngbanda, que vous avez payé 
votre parrain, Nzapa, plus tard en monnaie de singe. Nous y 
reviendrons plus loin. 

Au Département Documentation Extérieur : 
Après vos études universitaires, vous parachitez directement en 
septembre 1972 au Centre National de Documentation, au Département 
de la Documentation Extérieur (CND/DDE) dirigé par Edouard Mokolo wa 
Mpombo, votre premier Patron. 

Dès votre arrivée au service, par vos manigances et manipulations 
les choses se gâtent rapidement au niveau de deux chefs de 
Départements (Extérieur et Intérieur) du CND. "Menteur né", vous 
mettez rapidement le feu sur l'huile entre les deux chefs, Edouard 
Mokolo wa Mpombo du Département Extérieur et son ami Jean Seti Yale 
du Département Intérieur. C'est le point de départ de la lutte de 
factions dans le sérail présidentiel qui va marquer profondément 
tout le règne de Mobutu. Vous portez cette responsabilité devant 
l'histoire.  

De ce combat entre les deux amis devenus ennemis naturels par vos 
manipulations, vous êtes frappé d'un éloignement du pays en 1976 
pour un garrage à l'étranger. 

Chef d'antenne de Sécurité à l'Ambassade du Zaïre à Bruxelles : 
C'est ainsi que vous débarquez en décembre 1976 comme chef d'antenne 
de Sécurité à l'Ambassade du Zaïre à Bruxelles. A votre arrivée, 
l'Ambassadeur Inonga Lokonga Lome vous confie en guise de couverture 
diplomatique la fonction de Conseiller politique, responsable entre 
autres de l'encadrement de la Jeunesse du Parti unique (JMPR) en 
Belgique. 

Détournement de l'argent des étudiants boursiers à Bruxelles  : 
Par vos manipulations et manigances habituelles, vous vous accaparez 
du Centre Culturel, une section du Ministère de l'Education 
Nationale, chargée de gérer les fonds du Ministère pour les 
paiements des étudiants boursiers du gouvernement zaïrois en 
Belgique. Vous poussez dans l'ombre le responsable du Ministère de 
l'Education chargé du Centre Culturel accrédité à Bruxelles. Pour 
bien arracher le pactole, vous affirmez comme chef d'antenne de 
Sécurité à l'Ambassade que c'est par la gestion du Centre Culturel 
que vous pouvez contrôler la colonie estudiantine zaïroise au sein 
de laquelle grouillent, d'après vos mensonges, des opposants 
étudiants payés avec l'argent du régime qui les nourrit.  

Durant tout votre séjour en Belgique, vous détournez méthodiquement 
et tranquillement l'argent des bourses des pauvres étudiants. Vous 
provoquez même un état terrible d'une grogne dans la colonie des 
étudiants zaïrois, privés de leur argent. Mais, vous vous en moquez. 
En même temps, vous affichez surtout une opulence outrancièrement 
provocante. Voilà comment vous forciez les étudiants zaïrois à 
gagner les rangs de l'opposition au régime Mobutu. Pour preuve, bon 
nombre de témoins (anciens étudiants et anciens diplomates de cette 
époque) sont encore en vie. Vous n'allez pas nier ces faits devant 
eux. 

Détournement de l'argent destiné aux médecins de la Clinique 
Genoulier : 
Sans scrupules, vous allez même jusqu'à detourner l'argent destiné 
aux médecins du Service de cardiologie de la Clinique Genoulier en 
Suisse où avait été soignée la défunte maman Marie Antoinette, 
épouse du Président Mobutu. Un geste sentimentalement choquant. 

Affaire Nguz Karl i Bond :    
Après la première guerre du Shaba en Mars 1977, le Ministre des 
Affaires Etrangères Nguz Karl i Bond est arrêté le 13 août 1977. 
Aussitôt, vous Mr Honoré Ngbanda prennez l'«initiative» de 
confectionner des preuves de sa prétendue complicité. Vous peaufinez 
avec le faux témoin, l'adjudant Sumbu, du Service de l'attaché 
militaire, les détails des mensonges à produire durant le procès 
truqué de Nguz pour haute trahison. Nguz Karl i Bond  est condamné à 
mort. L'affaire se révélera plus tard être une pure cabale montée de 
toutes pièces par vous, le condamné sera alors grâcié par le 
Président Mobutu.  

Affaire Monguya : 
Grand manipulateur, vous tissez de toutes pièces en 1978 un coup des 
mercenaires qui s'infiltreront à partir du Rwanda. Vous informez en 
pompe Kinshasa votre découverte d'une affaire de complot contre le 
dictateur. Le commanditaire n'est autre que l'ancien Gouverneur du 
Kasaï, Mr Monguya. Exilé politique en Belgique, Monguya est 
pratiquement imprennable à Liège où il rèside. Vous demandez du 
secours à Kinshasa. Alors, on vous envoie un féticheur venu de 
Lisala pour faire occire Monguya. Avant de prendre son avion de 
retour au pays, le féticheur vous informe que le sort de Monguya 
sera réglé dans le mois. Vous lui remettez une enveloppe de 10 000 
dollars pour ses achats. Une fois au pays, le féticheur escroc 
mourra d'une mort non expliquée, laissant bien en vie sa proie, 
ainsi que votre enveloppe d'argent. 

Le trafic de chanvre : 
Oui! En poste en Belgique, vous étiez à la recherche d'un 
enrichissement rapide sans nom. Se croyant intouchable, vous avez 
opté un choix risqué qui vous a finalement perdu: «le trafic de 
chanvre». Vite, vous montez votre propre réseau de trafic à l'aide 
des étudiants ngbandi "mouchards" que vous controllez au Centre 
Culturel à Bruxelles. De Kinshasa, vous vous faites livrer du 
chanvre dans des malles sur lesquelles sont inscrites "Présidence de 
la République" comme service expéditeur. Elles sont censées contenir 
des uniformes et brochures d'éducation civique et politique pour la 
Jeunesse du Parti-Etat (JMPR). Elles arrivent dans la soute des 
avions Hercule C.130 des FAZA et de vols réguliers de l'Air Zaïre. 

L'affaire de chanvre a bel et bien laissé des traces judiciaires à 
Bruxelles. Rappelez vous encore, Mr Honoré Ngbanda, de ce début 
janvier 1979, aux petites heures d'une matinée de l'hiver quand la 
Police Judiciaire Belge munie d'un mandat de perquisition a effectué 
une fouille minutieuse du coffre de votre voiture et de fond en 
comble chaque pièce de votre villa de fonction à Overijse, dans la 
banlieu flamande de Bruxelles. Nous y reviendrons en détails avec 
des documments à l'appui prochainement. 

Persona nona grata sur le territoire belge : 
Malgré l'immunité diplomatique qui vous couvrait, la décision tombe 
en 1979. Le ministère belge des Affaires Etrangères notifie à 
l'Ambassade du Zaïre la décision de déclaration de persona nona 
grata sur le territoire belge prise à l'encontre de Mr Ngbanda 
Nzambo Ko Atumba (Honoré). 

La queue entre les pattes, vous rentrez au pays avec trois 
dossiers : le fameux dossier de trafic de chanvre, le detournement 
de l'argent des étudiants boursiers, ainsi que la très regrettable 
affaire du détournement de l'argent destiné aux médecins de la 
Clinique Genoulier. A votre arrivée à Kinshasa, vous trouvez une 
lettre de révocation signée par votre ennemi et chef Seti Yale. 

Escroquerie de diamants : 
A la touche sans fonction, Honoré Ngbanda, vous commettez des actes 
indignes d'escroquerie. 
Voici deux cas parmi tant d'autres : 
Affaire épouse Molebe : Vous Mr Honoré Ngbanda avec votre ancien 
condisciple de séminaire, Nzangbe, agent du Département Extérieur 
(DDE) commettez une escroquerie d'un très important lot de diamants. 
Malheureusement, le lot de diamants appartient à l'épouse Molebe, le 
frère aîné de Mr Edouard Mokolo wa Mpombo, votre ancien patron. 
Madame Molebe crie au voleur. Une rapide enquête aboutit à 
l'arrestation de l'agent Nzangbe qui tait votre nom en promesse de 
le faire sortir de là assez rapidement. Pendant ce temps, vous 
courez vite vendre le lot à Brazzaville et abandonnez le pauvre 
Nzangbe à son propre sort. 

Affaire Pierre Lungu : Votre condisciple Pierre Lungu vous remet 
quelques carats de diamants pour les lui vendre à Brazzaville (Rép 
du Congo). En tant qu'un ancien agent de la Sûreté, vous ne risquez 
pas d'être fuoillé au beach Ngobila. Vous revenez de Brazzaville 
avec une nouvelle désagréable pour votre ami Pierre. Des bandits 
vous auraient braqué à la sortie du Comptoir d'achat de diamants. 
L'affaire se révélera plus tard être pur mensonge. 

Ambassadeur en Israel : 
A la reprise des relations diplomatiques avec Israel, vous revenez 
aux affaires comme un simple ministre-conseiller de la nouvelle 
Ambassade du Zaïre à Tel Aviv. Comme toujours, vous mijotez 
rapidement un plan diabolique de bataille contre votre patron, 
l'Ambassadeur Mbuze en poste à Tel-Aviv. Peu à peu, vous le poussez 
dans l'ombre, exactement comme vous avez tenté de le faire avec 
l'Ambassadeur Inonga à Bruxelles. Et enfin de compte, vous arrivez 
par lui ravir son fauteuil d'Ambassadeur en 1983. 

Affaire Tamman : 
Une fois ambassadeur à Tel-Aviv, vous rencontrez le richissime homme 
d'affaires de nationalité israélienne, Monsieur Tamman. Dans 
l'euphorie de vos conseils, Tamman se lance aveuglement, pieds et 
poings liés, dans la construction de l'usine de fabrication de 
produits pharmaceutiques à Kitambo (Kinshasa). Vous êtes assuré 
d'une promesse ferme de recevoir un grand quota des produits 
pharmaceutiques à commercialiser pour votre propre compte. Mais, 
l'affaire finit par se terminer en queue de poisson. Tamman laisse 
dans l'aventure d'importantes sommes d'argent investies en pure 
perte. 

A la tête de l'Agence : 
Honteux et confus à Tel-Aviv après l'échec de l'affaire Tamman, vous 
décidez de manoeuvrer pour rentrer vite au Zaïre où se trouve le 
vrai enjeu: la course à l'enrichissement. 

Au retour à Kinshasa, vous êtes gracieusement nommé en 1985 à la 
tête de l'Agence Nationale de Documentation (AND). A ce titre, vous 
êtes aussi le président durant 5 ans de la Commission de Sécurité 
des pays de la CEPGL (Zaïre, Rwanda et Burundi), pour ne rien faire 
car le bilan est plus que néant au vu des événements intervenus dans 
cette région des Grands Lacs. 

Détournements des dons des services des renseignements amis : 
Deux cas parmi tant d'autres : 
A la tête de l'AND, en grand manipulateur, vous obtenez vite du 
Résident de la station locale de la CIA à Kinshasa une première aide 
financière pour l'achat de véhicules auprès de concessionnaires 
locaux. Une aubaine� Vous achetez quelques véhicules et empochez 
comme d'habitude la grande partie de l'argent. 

Malgré cette indélicatesse, le Résident de la CIA sollicite de la 
maison mère à Langley (USA) l'allongement d'une aide financière 
substantielle. Malgré toutes les précautions de verser l'argent 
directement au concessionnaire, une partie du lot de véhicules est 
distraite par vous pour les membres de votre famille. 
Il en sera ainsi lors de chaque arrivage de lots de véhicules 
achetés avec l'argent de l'Agence ou des dons des services des 
renseignements amis. 

Machine de mort : 
Sous votre direction, l'AND devient une vraie machine destinée à 
réduire au silence toute vélléité d'opposition au pays. Les 
enlevements nocturnes, les tortures, les liquidations sommaires et 
les opérations punitives constituent l'essentiel de vos activités. 

La lutte contre les opposants se poursuit comme par le passé, mais 
avec des nouvelles méthodes plus fines. Des disparitions de 
personnalités politiques surtout de moindre importance se font 
secrètement dans les sinistres cachots souterrains de la Cité de 
l'OUA ou dans le fleuve Congo à la hauteur des chutes de Kinsuka. 
Les étudiants originaires des régions de l'Est fichés 
contestataires, activistes ou meneurs seront nuitamment enlevés sur 
les campus des universités et des instituts supérieurs, par des 
opérations chirurgicales indolores, sans attirer l'attention de 
leurs camarades. Vous avez une très mauvaise presse auprès des 
organismes de défense des droits de l'homme. 

Expulsions des opposants politiques zaïrois demandeurs d'asile à 
Bruxelles : 
Dès 1985, vous nouez des contacts informels avec Mr Morell, 
Directeur de Cabinet du Ministre belge de la Justice, Mr Jean Gol, 
pour faciliter les expulsions des opposants politiques zaïrois 
installés à Bruxelles. Le contact aura lieu par un dîner en tête-en- 
tête dans un restaurant de la place Sainte Catherine à Bruxelles. 

A cause de vous beaucoup de nos compatriotes furent déportés comme 
des mal propres au pays sur votre demande. Bon nombre d'entre eux se 
sont retrouvés au bas de la passerelle à l'aéroport de Ndjili 
accueillis par vos agents de sécurité et conduits avec des 
brutalités indescriptibles dans les fameux cachots de l'AND. 

Des années après, le Sénateur belge écolo Germais Dufour dénonce le 
fait que les demandeurs d'asile zaïrois soient livrés aux agents de 
services de sécurité dirigé par Mr Ngbanda grâce aux listings de 
passagers produits par la Sabena. Les refoulés sont fichés sous 
trois appellations différentes: les Inad (ceux qui sont refoulés dès 
leur arrivée à la frontière belge), les Depa (les déportés 
accompagnés de policiers) et les Depu (les déportés non 
accompagnés). Certains victimes sont encore en vie pour vous 
confondre.   

Transferts des fonds en devises à l'étranger : 
Durant votre règne à l'AND, vous parvenez à augmenter 
considérablement votre fortune personnelle. Grand manipulateur, vous 
obtenez l'autorisation auprès de Président Mobutu d'obtenir de la 
Banque Centrale du Zaïre des transferts des fonds en devises pour le 
paiement des agents des antennes de la Sûreté à l'étranger. 
L'enveloppe est d'environ 25 millions de francs belges par mois.  
Vous vous engraissez. Le pactole vous permet de vous lancer dans des 
activités commerciales variées: transport fluvial, exportation de 
bois, exploitation artisanale d'une concession de mines de diamants, 
plantation de café,� Le pays detient aujourd'hui toutes les preuves 
matérielles de la Banque centrale de ces détournements. Vous n'allez 
pas nier. 

Des agents de sécurité dans toutes les Entreprises de l'Etat : 
Pour accélérer le rythme de votre enrichissement, vous obtenez par 
diverses manipulations auprès du Président Mobutu l'autorisation de 
placer vos agents de sécurité dans toutes les entreprises de l'Etat, 
sous prétexte de surveiller la gestion désastreuse de leurs PDG. 
Selon vous, certains PDG seraient à la solde de l'opposition 
clandestine dont ils financent les activités bannies de l'UDPS. Une 
aubaine� Vous vous engraissez. Après plusieurs man�uvres, le Premier 
Ministre Kengo wa Dondo parvient à chasser les intrus des 
Entreprises de l'Etat.      

Rapport de service au Président Mobutu : 
L'année 1989 est marquée par la chute du mur de Berlin et 
l'exécution sommaire du tyran roumain, ami personnel de Mobutu. Dans 
votre Rapport de service au Président Mobutu, vous conseillez 
que «la population zaïroise demeure fondamentalement attachée au 
Guide ; quelques reformes sans toucher au principe du Parti unique 
permettra de conserver le contrôle de la situation». Pour faire 
diversion, vous suggerez des changements d'hommes dans les appareils 
du Parti et de l'Etat. 

Affaire Général Somao et Bielo : 
En 1989, vous informez le maréchal Mobutu de la découverte de 
quelques indices de préparatif de coup d'Etat contre le régime. Ses 
commanditaires ne sont autre que votre Adjoint Bielo et le Général 
Somao, commandant des troupes blindées de Mbanza-Ngungu. Ils 
appartiennent tous les deux à la tribu Ngbaka (Mabo), ennemie de la 
tribu Ngbandi. 

Le 28 avril 1990, votre adjoint Bielo est suspendu de ses fonctions, 
en attendant la fin de l'enquête. Réhabilité quelques mois plus 
tard, il mourra empoisonné le 29 décembre 1992. L'autopsie réclamée 
par sa famille sera refusée par les médecins, sur votre ordre. En 
revanche, des hommes cagoulés armés pénètrent à la morgue et 
mutilent le corps du défunt pour enlever le foie qui est le 
réceptacle dans lequel le poison se déverse. Horrible !    

Affaire Nzapa : 
Toujours, en 1989, vous accusez votre autre adjoint Nzapa du 
Département Extérieur, celui-là même qui vous avait aidé à entrer 
dans le circuit de la Sécurité après vos études, de comploter avec 
l'antenne locale de la CIA pour renverser le régime. Mr Nzapa a eu 
la chance de n'encourir comme peine que l'exil au poste 
d'ambassadeur en Ouganda, rapidement suivi d'un envoi au garage. 

Pasteur MOLILI : 
Depuis la fin de l'année 1989, aux heures libres de votre basse 
besogne, vous vous établissez en faux prédicateur, faux berger. Mais 
depuis, vous ne changez pas. Vos actes ne sont mêmes pas dignes 
d'un "born again". Vos proches vous gratifient même d'un autre 
prénom: "Pasteur MOLILI" (le pasteur des Ténèbres). 

Instauration du multipartisme au pays : 
Au 24 avril 1990, Honoré Ngbanda, vous soutenez que l'instauration 
du multipartisme au pays est «une grosse erreur historique». C'est 
avec ce fond de commerce que vous allez même vous hisser rapidement 
aux commandes du poste de toute puissante éminence grise de Mobutu. 
Le 30 avril 1990, Mobutu vous nomme comme son Conseiller politique 
avec pour mission «d'organiser la résistance à la Démocratie et 
réduire à l'impuissance les forces politiques d'opposition». 

Pour fêter votre nomination vous signez une opération punitive, le 
même jour du 30 avril, pour faire cesser un rassemblement d'amis et 
de sympathisants du leader de l'opposition. Après sa libération de 
deux ans de résidence surveillée, vos agents de sécurité font 
irruption dans la résidence d'Etienne Tshisekedi à Limete. Plusieurs 
personnes sont blessées, entre autre Tshisekedi lui-même, 30 
personnes sont arrêtées et trois personnes tuées. 

Ensuite, le 3 mai 1990, le second discours de Mobutu dit de « 
clarification » qui neutralise le précédent discours 
de «démocratisation» du 24 Avril 1990 introduisant le multipartisme 
au Zaïre. Ce second discours de Mobutu porte votre empreinte 
d'étouffer dans l'�uf l'apprentissage d'un système politique 
multipartiste. C'est le point de départ qui va modifier le destin du 
pays, par une marche à reculon vers son inexorable déclin. Vous 
portez seul cette responsabilité devant l'histoire. 


Le «TERMINATOR» : 
De votre bureau seront concoctées des décisions et de nombreuses 
mesures opérationnelles variées dans une campagne aggressive 
d'intimidation contre les tenants de la thèse de «changement 
politique radical». Pour cela, vous avez même créé des Forces 
d'Intervention Spéciales (FIS), connues sous le sobriquet 
de «HIBOUX», entraînées par les Sud Africains pour des coups tordus 
contre les opposants politiques ; des Forces d'Action Spéciales 
(FAS), entraînées par les Israéliens pour des coups à l'étranger. 

Ce que beaucoup de gens au Congo savent, c'est que vous avez semé la 
terreur noire dans la ville de Kinshasa. Vous avez organisé avec vos 
Forces d'Intervention Spéciales (FIS), connues sous le sobriquet 
de «HIBOUX», plusieurs coups maladroitement montés contre de 
personnalités politiques de l'opposition et les partisans du 
changement politique. Sur le moment, cette terreur a produit un 
effet électrique de peur considérable dans la population Kinoise qui 
vous a même surnommé : le «TERMINATOR». Allez vous contester cela ? 
Mr Honoré Nganda. Voilà pourquoi vous êtes très populaire au pays, 
par vos actes abominables. 

A titre d'exemple: 
Dans son Rapport annuel de 1994, l'AZADHO (Association Zaïroise de 
Droit de l'homme) a conclu que la violence politique a occasionnée 
de nombreux cas d'assassinats, exécutions sommaires et 
extrajudiciaires. Jusqu'au 26 Décembre 1994, en moyenne 10 à 11 
exécutions sommaires par mois ont été répertoriés par l'AZADHO, sans 
compter celles qui sont commises secrétement. Les taux les plus 
élevés ont été enregistrés dans la seule ville de Kinshasa. Dans 
plus de 80% de cas d'exécutions sommaires, il s'agit d'assassinats 
politiques par balle ou consécutifs aux tortures parpétrés par les 
agents de force de sécurité. Les lieux de commission de ces actes de 
tortures sont les bureaux des services de renseignements ou des 
nombreux cachots connus ou inconnus des services de sécurité. 

Si au début de la Dictature de Mobutu, Jean Faustin Manzikala avait 
acquis la réputation d'«Assassin» dans la répression contre les 
Nationalistes congolais, vous Mr Honoré Ngbanda, à la fin de la 
Dictature Mobutu, vous êtez le «Terminator» dans la repression 
contre les Démocrates congolais. Vous portez, comme Jean Faustin 
Manzikala, cette responsabilité devant l'humanité et l'histoire. 

Opérations sur les campus universitaires : 
Un exemple seulement parmi tant d'autres : 
En février 1990, une opération punitive contre les étudiants 
originaires des régions de l'Est du pays (communement appelées `Bloc 
Est') fichés «contestataires» est organisée sur le campus de 
l'Université de Kinshasa. Au cours d'une nuit, des éléments de FIS, 
aux visages barbouillés de boue et de charbon, mêlés à des étudiants 
mouchards et indicateurs pour la plupart originaires des régions de 
l'Ouest du pays (`Bloc Ouest') réveillent leurs collègues garçons 
logés aux homes 10 et 20, et les tabassent copieusement. Ces 
derniers se réfugient au home 30 le bastion des étudiants fichés 
meneurs du Bloc Est. Vite, la résistance au home 30 s'organise et se 
traduit à une grande bagarre de jet des pierres, des gourdins et des 
bâtons jusqu'aux petites heures du matin sans éveiller l'attention 
des autorités académiques ni militaires pour venir au secours des 
victimes. Au matin, les victimes abusées croient à un épisode de 
l'animosité qui oppose habituellement les étudiants originaires de 
deux blocs, or que c'était une opération punitive contre les 
étudiants originaires des régions de l'Est du pays (`Bloc Est') 
organisée par vous, Mr Honoré Ngbanda.        

Affaire Kibassa Maliba : 
Pour casser la morale des leaders de l'Union sacrée, vous n'hésitez 
même pas à utiliser l'arme lourde. 
Dans la nuit du 13 août 1991, la maison de Frédéric Kibassa Maliba, 
leader de l'UDPS et de l'Union sacrée, située à la 12e rue Limete, 
est bombardée à la roquette par les éléments de Forces 
d'Intervention Spéciales (FIS), connues sous le sobriquet 
de «HIBOUX». Un gendarme venant au secours est aussi tué. D'autres 
maisons d'hommes politiques sont aussi attaquées, comme celle de Mr 
Tshimbembe bombardée le 27 août 1991. 

Le 4 septembre 1991, les sièges de l'UDPS et l'UFERI sont attaqués 
par vos éléments de Forces d'Intervention Spéciales (FIS) qui tuent 
trois membres de l'UFERI et un membre de l'UDPS. Le siège de l'UFERI 
est saccagé et pillé par vos Forces. 

Dans la nuit du 30 au 31 janvier 1993, la maison de Frédéric Kibassa 
Maliba, située à la 12e rue Limete, est de nouveau bombardée à la 
roquette par les militaires de la DSP. Les dégâts matériels et 
humains sont lourds. Berthos Kibassa est tué au cours de cette 
attaque et d'autres membres de la famille sont sérieusement blessés. 
Et la maison a partiellement pris feu. 

Campagne aggressive d'intimidation contre la presse : 
Cinq exemples seulement parmi tant d'autres : 
Journal Elima : Le 28 août, les bureaux du journal local, Elima, 
sont pillés par vos agents de sécurité. Les imprimeries du Journal 
Elima situées dans la zone de Kintambo à Kinshasa sont plastiquées 
le 17 octobre 1991 par vos agents des services sur votre ordre. 

Journal l'Analyste : Le 21 fèvrier 1994, vers 10 heures, une 
cinquantaine d'hommes en tenue civile et en uniforme militaire 
surgissent sur votre ordre dans les bureaux du Journal l'«Analyste». 
Ils coupent le téléphone et occupent les lieux jusquà 17 heures 
avant de repartir sans rien dire mais en emportant tous les 
matériels et équipements de rédaction. 

Journal Umoja : Fin avril 1994, Léon Moukanda Lunyama, Editeur 
responsable du groupe de presse `UMOJA'est menacé de mort par les 
agents de sécurité pour avoir publié un article sur la `Prima 
Curia', une sorte de secte mystique à laquelle appartiennent le 
grand maître Mobutu et certains de ses collaborateurs, y compris 
vous Mr Honoré Ngbanda. 

Journal `Kin Matin' : Le 9 juin dans la matinée, Mr P Kabeya, 
journaliste à `Kin Matin' est retrouvé mort à côté du camp militaire 
Luano à Binza Ma Campagne, le corps déchiqueté par de coups de 
poignard, les jambes fracturées et les yeux crevés. 

Journal `Nsemo' : Le 28 Octobre 1994, l'Editeur responsable du 
Journal `Nsemo', Mr Kavula, membre du Bureau national de l'UDPS est 
enlevé par les agents de sécurité sur votre ordre. Une semaine plus 
tard, il sera retrouvé dans un champ en friche sur la route de 
Matadi près de Kasangulu en piteux état saignant et agonisant avec 
des traces de tortures sur son corps. Il succombera de ses blessures 
six jours après.  

Affaire Tshishimbi Muanza: 
Dans la nuit du 25 octobre 1991, vos services lancent une attaque au 
moyen d'une bombe sur la maison de Tshishimbi Muanza, garde-corps de 
Tshisekedi. Trois autres bombes sont lancées dans la même nuit chez 
d'autres membres de l'opposition radicale. 

Affaire Midao Bahati : 
L'ancien ministre de l'Intérieur Midao Bahati est kidnappé le 30 
octobre 1991 par vos agents de services sur votre ordre pour 
l'intimider afin qu'il rentre dans le gouvernement pro Mobutu. 

Affaire Kanku Ditu : 
Le 12 décembre 1991, le vote du président du Bureau définitif de la 
Conférence Nationale Souveraine oppose Mgr Laurent Monsengwo Pasinya 
à un thaumaturge féticheur, Kanku Ditu, recruté par les services de 
Honoré Ngbanda parmi les délégués de la Société civile du Kasaï 
Orientale, comme candidat de la majorité présidentielle, pour le 
compte de Forces Démocratiques Unies (FDU) de l'académique Félix 
Vunduawe Te Pemako. Pour le besoin de la cause, vous Honoré Ngbanda 
conseillez et rassurez votre ami Vunduawe, de surcroit Professeur 
d'université, que Kanku Ditu detient le pouvoir magique de 
transformer dans l'urne tous les bulletins de vote de son adversaire 
en siens propres. Quelle honte pour l'élite intellectuelle que vous 
êtes ! Malgré cela, Mgr Laurent Monsengwo est élu par un vote massif 
du peuple en Conférence. 

Lors de l'euphorie populaire suite à cette élection du Prélat 
catholique, une bombe est jetée par vos éléments de FIS, la nuit 
même, dans un bar d'un quartier populaire de sympathisants de l'UDPS 
à Kinshasa, 17 personnes sont tuées. 

Affaire Papa Ileo :  
Dans la nuit du 18 et 19 décembre 1991, Joseph Ileo Nsongo Amba, 
leader de PDSC et membre de l'Union sacrée de l'opposition radicale, 
est attaqué dans sa maison par des hommes armés de FIS sur votre 
ordre qui emportent tous les documents politiques et autres papiers 
de Papa Ileo. 

Mutinerie de la Voix du Zaïre : 
Une des grandes mascarades qui s'est produite pendant la période de 
la CNS est la fameuse «Mutinerie de la Voix du Zaïre». Dans la nuit 
du 22 janvier 1992, à 11 heures du soir, un peloton de soldats de la 
31e Brigade Parachutiste de CETA investit la Station de radio 
nationale de la «Voix du Zaïre». Le ministre de la défense, Honoré 
Ngbanda Nzambo Ko Atumba passe à la télévision pour affirmer que la 
mutinerie est une tentative du coup d'Etat qui est planifié en 
coordination avec l'appel de l'UDPS pour une grève générale. 

La Marche des chrétiens : 
Lors de la marche des chrétiens  du 16 février 1992, vous, Honoré 
Ngbanda, en tant que ministre de la Défense, et votre collegue Tony 
Mandungu Bula Nyati, ministre de l'Intérieur, suivez par des 
descentes éclairs sur le terrain et en liaison radio, toute 
l'évolution des opérations de répression exercées par des forces de 
sécurité sur les manifestants. En tant que Ministre de la Défense, 
vous faites intervenir des soldats parlant Portugais qui sont bel et 
bien des élements de la division de l'UNITA du chef rebelle angolais 
Jonas Savimbi, dépêchés de la Base de Kamina le 14 février sur votre 
demande expresse. Ainsi, l'ordre de tirer sur les chrétiens a bel et 
bien eu votre aval. Les responsables de vos services de l'époque le 
témoignent aujourd'hui. 

Affaire Pierre Lumbi : 
Dans la nuit du 31 janvier 1993, les soldats des FIS (Hiboux) 
prennent d'assaut et pillent la maison de Pierre Lumbi, ministre des 
Affaires Etrangères du gouvernement Tshisekedi. Les religieuses 
belges habitant dans la maison voisine de celle de Pierre Lumbi sont 
aussi attaquées par les soldats des FIS.      

A propos de Cardinal Malula : 
Aujourd'hui, Honoré Ngbanda, vous parlez beaucoup de l'église 
catholique. Vous oubliez ce que vous aviez dit à propos de Cardinal 
Malula, en ce mois de mai 1990, à l'occasion de votre 44e 
anniversaire, au restaurant chinois «Le Paradis de Pekin». Vous avez 
traité le feu Cardinal Malula d'«ingrat» par opposition à Son 
Eminence Diangenda toujours reconnaissant au Guide. Les témoins sont 
encore en vie pour vous confondre. 

Mr Honoré Ngbanda Zambo Ko Atumba, 

La machine de repression de la dictature Mobutu sous votre direction 
a étouffé toute idée d'opposition politique et d'apprentissage de la 
démocratie. Sous vos ordres, on a dénombré chaque jour des cas 
d'arrestations arbitraires du fait des opinions d'opposition et 
activités politiques, d'enlevements nocturnes, d'exécutions 
extrajudiciaires ou de relégations au village d'origine. Vos 
victimes sont des personnes suspectes d'opposition au régime, des 
étudiants, des syndicalistes, des officiers militaires originaires 
de provinces de l'Est, y compris ceux de deux Kasaï.  

Nous vous épargnons la longue liste de cas qui sont signés Honoré 
Ngbanda, ordonnateur des crimes du régime Mobutu, car il y en a des 
milliers.     

A vous chers compatriotes de la Diaspora, 

Vous qui me lisez en copie sur le net ne vous endormez pas par les 
discours de Mr Honoré Ngbanda (`Wa Mvene') qui vous fera croire que 
ma "Lettre Ouverte" est une machination des Rwandais pour le 
déstabiliser dans ses oeuvres. Loin de là� L'homme est un mélange 
réussi de forfanterie, de froideur, et de cruauté naturelle. A voir 
seulement ses yeux, vous decouvrirez un haineux, un revanchard, un 
cruel� Il est né ainsi, il ne changera «jamais». Suivez bien son 
parcours pour en être fixé. Un vrai Dictateur tout fait comme Mr 
Honoré Ngbanda ne se démocratisera «jamais». Lucifer ne redeviendra 
plus jamais un Ange. 

Chers compatriotes de la Diaspora, 

Ne soyez pas dupes. Vous risqueriez d'être réveillé par votre 
troisième âge sans exercer aucune fonction au pays. Et ce sera trop 
tard pour vous. «L'asile politique n'est pas une fonction». Je vous 
conseille Chers compatriotes de ne pas suivre `WA MVENE' et sa 
clique, ces hommes sont déjà foncièrement riches pour mieux vivre 
tranquillement en Europe sans galérer comme vous. En plus ils n'ont 
même pas honte à vivre heureux tous seuls parmi vous, des 
malheureux.  

Enfin, où se trouve aujourd'hui le Vice Président National et Porte 
Parole de l'APARECO, Mr Aubain Ngongo Luwowo ? Pourquoi `Wa Mvene' 
ne s'explique-t-il pas sur les actions de son Vice président ? 
L'homme est bel et bien à Kinshasa : 
Un : il s'est enrôlé sur la Liste électorale (NÚ Carte d'électeur : 
5533-11-2471). 
Deux : il a déposé sa candidature à la députation nationale (NÚ 
Dossier : LG 0700 00087). Trois : il bat actuellement sa campagne 
dans sa circonscription électorale de Kindu Ville dans le Maniema. 

`Wa Mvene' vous demande «de ne pas vous impliquer à ce processus 
électoral» en RDC. C'est bien ! Mais, pourquoi permet-il aux uns et 
non pas aux autres ? Car au pays, tous les `soit disant' membres de 
l'APARECO sont eux impliqués dans le processus électoral, alors 
que `Wa Mvene' vous tient un autre discours en Europe.  Je vous 
demande donc Chers compatriotes d'être lucides. 

A Mr Honoré Ngbanda Zambo Ko Atumba, 

Qu'avez-vous fait quand vous étiez en fonction en tant que le Patron 
de Services de Sécurité du Zaïre, et à ce titre Président de la 
Commission de Sécurité des pays de la CEPGL ? 

Vous qui êtes «Monsieur Qui Connaît Tout en Renseignement», comment 
n'aviez vous pas absorbé les menaces des Tutsi qui pésaient sur 
l'équilibre de toute la région du Kivu depuis des décennies ? Vous 
êtiez sensé connaître que des milliers de Km de frontière de l'Est 
du pays étaient complètement dégarnis et pratiquement vides de tout 
dispositif défensif. Et tous les services de renseignements des pays 
voisins dans la région des Grands Lacs connaissaient bien que la 
frontière du coté zaïrois ne possède aucun moyen militaire de 
défense. Comble de malheur, vous ne vous souciez vraiment pas du 
Kivu. Sauf aujourd'hui� 

Qu'avez-vous fait quand vous étiez Ministre de la Défense et des 
Anciens combattants ? Pourquoi n'aviez vous pas sécurisé la 
frontière Est du pays ? Car à ce moment là vous chapeautiez la 
stratégie défensive du pays, ainsi que les Services secrets civils 
et militaires. 

Oui ! `WA MVENE', vous êtes responsable de ce qui est arrivé 
aujourd'hui au pays. Pour preuve, votre conscience est trop chargée 
et vous n'êtes pas tranquille. Vous ne dormez pas paisiblement comme 
les autres caciques de l'ancien régime Mobutu. 

Mr Honoré Ngbanda Zambo Ko Atumba, 
Votre tour est enfin arrivé de faire autant de conférences de 
presse, d'interviews, de livres� comme faisaient à leurs époques 
différentes les Antoine Gizenga, Anicet Kashamura, Christophe 
Ngbenye, Gaston Soumialot, Thomas Kanza, Joseph Mbeka Makosso, Cléophas 
Kamitatu, Bernardin Mungul Diaka, Albert Ndele, Nguz a Karl i Bond, 
Prof Dikonda wa Lumanisha, Nathanael Mbumba, Justine Kasavubu�et 
j'en passe. Je sais  quand vous vous fatiguerez, vous rentrerez de 
vous-même au bercail la queue entre les pattes, comme eux. Sous le 
soleil, l'histoire se répète toujours. 

A la Communauté internationale, 

Nous dénonçons les menaces physiques, les injures, les diffamations 
calomnieuses, les man�uvres de brutalités physiques et les 
destructions matérielles exercées par les partisans de Mr Honoré 
Ngbanda sur leurs compatriotes congolais vivant dans les pays épris 
de paix, de Droit et de démocratie d'Europe (France, Belgique, 
Suisse, Grande Bretagne, Italie,�). Leur unique faute est de 
rejetter les discours extrémistes, xenophobes, haineux de Mr Honoré 
Ngbanda. A Paris, Bruxelles, Londres, Genève�, des paisibles 
congolais sont chaque jour brutalisés physiquement par les hordes de 
Mr Honoré Ngbanda dans des manifestations politiques, des cérémonies 
sociales, des concerts de musique, des deuils en familles,� 
organisés par les Congolais.    

Nous dénonçons aussi et condamnons les menaces physiques et les 
man�uvres de brutalités exercées par les partisans de Mr Honoré 
Ngbanda sur des autorités congolaises en mission ou visites à 
l'étranger, plus paticulièrement dans les pays de l'Union 
Européenne. Nous demandons aux autorités compétentes de ces pays de 
prendre des mesures conséquentes pour endiguer ce mal qui peut aller 
jusqu'à des frictions diplomatiques.    

Nous demandons enfin aux autorités politiques et administratives de 
ces grands pays de Droit, en ce moment de lutte contre le terrorisme 
international, de prevenir des discours et des actes extrémistes et 
xenophobes de Mr Honoré Ngbanda qui entretiennent un terreau fertile 
pour le développement d'un «terrorisme noir de seconde zone» entre 
Africains.   

Mr Honoré Ngbanda Zambo Ko Atumba, 

Atteint du «SIDA mental», vous devenez ainsi un extremiste trubin 
qui prononce devant les «mollahs» dans le mosqué d'APARECO rien que 
des «fatwas» (peine de mort prononcée par les Ayatollah contre toute 
personne qui blasphème le coran ou qui va à l'encontre de la volonté 
d'Allah). 

Le risque de vous enfermer dans le ghetto d'un genre nouveau 
de «terrorisme noir entre Africains» est tellement grand que votre 
APARECO s'est même isolée du reste de la classe politique au Congo. 
Les tares et les relents du terrorisme pourtant décrié partout au 
monde sont apparus spontanément dans vos agissements. Aucun discours 
politiquement constructif ne ressort de vos rassemblements si ce 
n'est des analyses d'«agent de sécurité» couplés de complots et de 
discours xénophobe, revanchard, injurieux, rancunier, haineux, 
fétichiste,�Vous attisez plus de passions que de raisons. Vous 
entretenez un embrouillamini très dangereux. Du coup, vous 
devenez «un grand danger public» pour tout `démocrate congolais' 
vivant en Europe. 

A ce jour, votre discours soit disant «patriotique» ne fournit ni 
sacrifice, ni altruisme,� Donc, l'amour sacré de la patrie que vous 
prêchez ne fait pas vivre les «mollahs» de l'APARECO, contrairement 
aux populations de l'Est du Congo dont «la patrie est la raison de 
vivre et de mourir». Les invasions repetées des Rwandais et leurs 
alliés les obligent à des sacrifices suprêmes. Quand vous vous 
prélassez dans vos apartements en Europe. 

Je profite de cette occasion pour rendre un vibrant hommage à 
l'esprit de résistance patriotique au vaillant peuple congolais, et 
surtout celui de l'Est du pays, qui réusit chaque jour qui passe à 
faire échec aux plans de déstabilisation et de partition du pays. 
Notre chère République Démocratique du Congo restera «une et 
indivisible». Nous acceptons de mourir pour cet idéal. La lutte se 
fait au Congo et non à de milliers de Km. 

`WA MVENE', il faut discerner les signes des temps. La vie politique 
est changeante. C'est pourquoi il vous faut aussi changer. Vous 
n'allez pas rester eternellement «agent de renseignement» pour 
toujours monter des coups bas et faire des fiches analytiques qui 
souvent sont des «scénarios non réalisables» fruits de votre propre 
imagination. 

Avec la fuite du maréchal Mobutu Sese Seko, c'est sans doute la fin 
d'un cycle. Des hommes nouveaux arrivent au pouvoir pour un Congo 
nouveau. Ce sont des jeunes leaders nés après l'indépendance qui ont 
échappé au SIDA dictatorial de votre régime corrompu de Mobutu. Ils 
sont bien sûr différents de vous. Car ils sont pointus et se mettent 
au dessus de toute polémique politicienne qui vous gangrène. 
L'avenir donnera raison à l'histoire. 

Mr Honoré Ngbanda Zambo Ko Atumba, 

Vous aviez fait votre temps. L'heure est donc arrivée pour vous de 
vous confesser et demander un pardon sincère au peuple congolais 
victime de votre arrogance. Mais, cela implique une «grande 
réparation». Comme le peuple ne vous croira plus jamais, il faut 
tout simplement faire un geste : «vous taire et vous effacer 
dignement du débat politique» comme tous les grands caciques du 
Mobutisme qui ont commis des grands pêchés comme vous au pays.  

Aujourd'hui, vous n'avez aucune leçon constructive à donner au 
peuple. Car, vous avez lamentablement echoué avec mention «Grande 
Distinction» pendant la Dictature. Le peuple n'a plus besoin de vos 
analyses et démonstrations de service de renseignement. Ce sont des 
discours trompeurs. 

Le peuple a besoin aujourd'hui de sang nouveau pour une alternative 
au pays. Malgré votre âge (60 ans, cette année), vous êtes 
unanimement qualifié d'«homme du passé» suite à votre cruauté sur le 
peuple. Malgré tous vos droits en tant que congolais, ne vous 
entêtez pas dans le crétinisme du pouvoir dictatorial qui vous 
aveugle. Mieux vaut le silence que le ridicule. Il faut savoir 
accepter avec honneur la fin d'un règne et passer le rélais à la 
nouvelle génération politique qui est déjà là autour de vous. 


Mes salutations patriotiques, 

Désiré KIMPESSE 

«Le Patriote Congolais» 
94005 Créteil 
France

Source : congovision.com

cic

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