Les FARDC reprennent Bunagana, fief politique du M23 (toutes les photos de la reconquête).

Analyse : La rédaction de CIC News le souligne à suffisance : Le Congo n'a pas un problème de cohésion mais bien un problème de cohérence qui se subdivise en deux parties :

1. Un problème de légitimité à la tête du pouvoir.

2. Un problème à ses frontières induit par le 1er problème.

Tous deux nous sont posés par les seuls tutsis, ce qui fait un et un seul problème. Par ses avancées comme dans du beurre de nos vaillantes Forces Armées, dont nous saluons le devoir patriotique, il apparaît clairement que ces problèmes à répétition à nos frontières ne sont que le seul fruit de la présence d'un pouvoir faible et usurpateur à la tête du Congo. Ce pouvoir fait croire à une faiblesse générale du peuple Congolais. Ce qui est une fumisterie. En clair, s'il est vrai qu'une éclaircie encourageante tend à nous faire croire à l'élimination du second problème, il faut aussi le considérer comme une victoire des tutsis de l'Ouest sur les tutsis de l'Est qui semblent se livrer sur le gâteau congolais une guerre à laquelle nous sommes totalement étrangers. L'Oncle Sam en bon chef d'orchestre a décidé que la stratégie de balkanisation du Congo avait vécue, car ça ne marche pas ! Donc, exit Kagame, bonjour nos autres tutsis déjà dans la place, qu'il faut à présent faire aimer coûte que coûte... Personne n'est dupe. Alors les tutsis de l'Ouest qui contrôlent plusieurs manettes clés de la police et de l'armée Congolaise pourront se réjouir d'avoir tout de même conservé l'Imperium au Congo, avec un état de grâce populiste. Toujours impeccables dans leur rôle de prédilection de porteurs de valises de l'Ogre Sam. L'étape suivante qui s'annonce comme un Gouvernement d'union nationale bâtit sur les cendres d'un Hold up électoral que l'on tente par tous les moyens de faire oublier, ouvrira ensuite la porte à une révision constitutionnelle pour assurer la pérennité du pouvoir résolument tutsi au Congo. Alors reprendront d'autres opérations de déstabilisation de l'Est, intrinsèques à cette configuration illégitime avec des tutsis en amont et en aval du  malheur Congolais. Que l'euphorie de la victoire ne nous fasse pas perdre de vue que notre problème demeure entier : le Congo aux Congolais. La légitimité ne se négocie pas.

La rédaction.


La carte des lieux où se déroulent les batailles pour la réhabilitation de l'intégrité, 
de l'honneur et de la dignité de la grande RDC .
Veuillez regardez où se trouvent la nouvelle conquête de nos FARDC et le QG des M23, Bunagana.
L'autre côté c'est l'Ouganda!
Voici à quoi ressemble le relief des lieux où nos FARDC combattent.
Très fâché, "kanda ya kosakana te", "hasira ya makali saana", un soldat des FARDC au front, 
décidé de chasser la racaille et criminels de M23 de la RDC.
FARDC en action
Des officiers des FARDC à Kibumba sitôt repris par les FARDC.

Le gouverneur du Nord Kivu écoutant le rapport du valeureux patriote Colonel Ndala,
Commandant d'un régiment de commandos congolais.
Kibumba centre. On y voit, de loin, deux drapeaux de l'UNC.
Drame des Congolais forcés de fuir...
Une lance-roquettes multitubes  dit  "orgue de Staline!" quittant Goma vers le front, 
Kiwandja, pour appuyer nos fantassins.
Au front, deux officiers des FARDC visant une cible avec leur lance roquettes.
Une lance-roquettes multitubes dit "orgue de Staline" des FARDC en action 
aux environs de Kirunga dans le Territoire de Nyiragongo.

alt
Des bérets rouges congolais, parachutistes, en renfort.

Malgré des renforts venus du Rwanda, le M23 vient de perdre la bataille de Kibumba. 
Ici, nos FARDC déploient fièrement le drapeau national. 
Regardez le geste du Colonel Ndala, "ndoki na bango"...
Entrée triomphale des soldats des FARDC à Kibumba.
Observez lâallégresse de la population maintenant libre.
Des jeunes filles et garçons accompagnant gaiement des soldats des FARDC 
dans les rues de Kibumba.
FARDC en mouvement vers le front. Toujours en avant !
Des officiers supérieurs des FARDC en brousse, dans un poste improvisé de commandement.


Le Gouverneur du Nord-Kivu et Martin Kobler accueillis 
avec joie par la population après la libération de Rustshuru par les FARDC et la MONUSCO

Les Forces armées de la RDC tiennent toujours ce jeudi 31 octobre matin en étau le triangle Chanzu, Mbuzi et Runyonyi, des collines situées au Sud de Bunagana et où se sont retranchés les combattants du M23. La veille, la population déplacée de Bunagana a commencé à regagner la cité.

Les FARDC ont pilonné mercredi les collines de Chanzu, Mbuzi et de Runyonyi pour y déloger les rebelles.

A Bunagana, les populations civiles qui avaient fuit les combats sont retournées sur place dans la soirée après la reprise de cette cité par les forces loyales.

Des scènes de liesses ont eu lieu toute la soirée de mercredi, d’après des sources dans cette cité, située à la frontière ougandaise. Elle était considérée comme le fief politique et économique de la rébellion.

Les militaires congolais ont pris le contrôle de Bunagana en début d’après-midi sans opposition des rebelles du M23, selon des témoins.

Le porte-parole militaire au Nord-Kivu, le colonel Olivier Hamuli appelle à cette occasion les rebelles, qui résistent encore, à déposer les armes et à se rendre à l’armée régulière.

Les rebelles du M23 occupaient cette cité frontalière depuis juillet 2012, à l’issu de combats qui les avaient opposés aux FARDC.

Radio Okapi

L’armée congolaise reprend Bunagana, fief politique des rebelles du M23


L'armée congolaise a repris le contrôle de la ville de Bunagana, dans l’est de la RD Congo. Cette ville était la capitale politique et le poumon économique de la rébellion M23, dont les troupes se sont repliées près de la frontière ougandaise.

Par FRANCE 24 , Martin Kobler, chef de

Après plusieurs succès obtenus ces derniers jours, l’armée congolaise a repris, mercredi 30 octobre, un bastion symbolique de la rébellion du M23. La ville de Bunagana, située dans l’est du pays, près de la frontière avec l’Ouganda, est tombée aux mains des forces armées de la République démocratique du Congo [FARDC], ont annoncé des sources officielles.

"Depuis un peu plus d'une heure, Bunagana est totalement sous notre contrôle. On a combattu depuis tôt ce matin. Les autres [les rebelles, NDLR] ont décroché, et certains se sont repliés sur les collines de Mbuzi et Chanzu. D'autres sont partis en Ouganda, comme Bertrand Bisimwa [le président de la branche politique du M23, NDLR], a expliqué à l'AFP Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement congolais.

Deux autres sources ont confirmé l'information. "Bunagana est entre nos mains", a indiqué à l'AFP un membre de l'armée. Un officier de la Mission de l'ONU pour la stabilisation de la RDC [Monusco] a lui-aussi officialisé la chute de cette ville.

Plus tôt dans la atinée, des sources de la Monusco avaient indiqué que les Forces armés (FARDC) peaufinaient leur stratégie, alors que le front était calme.

L'offensive imminente de l'armée ne faisait néanmoins aucun doute. "Nos troupes avancent vers Bunagana", avait annoncé l'officier de l'armée en milieu de journée. Déjà, la veille au soir, un grand nombre de chars de combat avaient été positionnés à proximité de Rutshuru, à 20 kilomètres à l'ouest de Bunagana, avait précisé un autre officier.

Le M23, dont beaucoup s'accordent à acter l'échec, est né en avril 2012 après la mutinerie d'anciens rebelles, pour la plupart tutsi, qui avaient été intégrés dans l'armée en 2009, après un accord de paix.


RDC: l’armée prend le contrôle de Rumangabo, selon des sources locales

Radio Okapi, le 28 octobre, 2013


L’armée poursuit son avancée au Nord de la ville de Goma. Après Kibumba, Kiwanja et Rutshuru-centre, c’est au tour de Rumangabo, situé à 50 kilomètres de la capitale du Nord-Kivu, de passer ce lundi 28 octobre sous le contrôle des Forces armées de la RDC (FARDC). Toutes ces localités étaient occupées par les rebelles du M23 depuis plus d’une année.

Des sources locales rapportent que les militaires congolais ont fait leur entrée à Rumangabo vers 11 heures locales sous les acclamations des habitants de cette localité qui abrite une importante base militaire.

Les combattants du M23 s’étaient retirés du secteur avant l’arrivée de l’armée, affirment les mêmes sources. Les rebelles se seraient retirés vers Runyonyi, près de la frontière avec le Rwanda.

Par ailleurs, le porte-parole de l’armée congolaise au Nord-Kivu, le colonel Hamuli, annonce que le groupement de Kibumba est complètement contrôlé par les FARDC qui en occupaient une grande partie depuis le samedi.

Selon la même source, les rebelles du M23 qui s’étaient retranchés sur la colline de Hehu y ont été délogés. A l’en croire, cette colline constituait le dernier verrou du M23 dans la région de Kibumba.

Après ces affrontements, les forces loyalistes auraient avancé vers Rugari, à 10 kilomètres au nord de Kibumba. Les FARDC n’auraient pas trouvé de résistance dans cette localité que les rebelles avaient abandonnée avant l’arrivée de l’armée congolaise.

Des habitants de Rugari rapportent que les combattants du M23 ont mis le feu à deux véhicules militaires avant de prendre la fuite par la route du parc national des Virunga.

Les rebelles ont délaissé d’autres localités de Rutshuru qu’ils contrôlaient. Il s’agit notamment de Rubare, Kako, Kalengera, Biruma, Tchengerero et Katalé, sur l’axe Goma-Kiwanja.

Le colonel Olivier Hamuli affirme que les FARDC ont mis le cap sur Chengerero, Bunagana et Runyonyi, « où le gros des combattants du M23 se sont retranchés ».

Les FARDC et les rebelles du M23 se battent au Nord de Goma depuis le vendredi 25 octobre dernier. Ce sont les combats les plus violents entre les deux groupes depuis fin août.

Un casque bleu tanzanien de la Monusco a perdu la vie le dimanche au cours des affrontements entre militaires et rebelles à Kiwanja.

Le secrétaire général de l’Onu,  Ban Ki-moon, a condamné « dans les termes les plus vifs » la mort de ce casque bleu.

Martin Kobler :

«C’est la fin de la cohabitation avec les groupes rebelles»

Radio Okapi, le 29 octobre, 2013



Le chef de la Monusco, Martin Kobler, a déclaré ce lundi 28 octobre que la mission onusienne n’accepterait plus la présence des groupes armés à côté de ses bases. En compagnie du gouverneur du Nord-Kivu, il a visité les localités de Kiwanja et Rutshuru-centre reprises le dimanche par les militaires congolais, appuyés par la Monusco, des mains des rebelles du M23.

« Jusqu’à maintenant, on avait ici des casques bleus qui ont eu une certaine cohabitation avec le M23. Je suis arrivé ici il y a deux mois et demi et le M23 était là dans ce bâtiment, c’est la cohabitation. C’est la fin de la cohabitation maintenant avec les groupes rebelles », a déclaré  Martin Kobler.

Le chef de la Monusco s’est réjoui de voir « les yeux heureux de la population » et de sentir qu’elle est contente après le départ du M23.

Interrogé sur les appréhensions de la population qui craint un éventuel retrait des FARDC des positions qu’elles ont conquises ce week-end, il a assuré que cela ne se produira pas.

Depuis la reprise des combats entre les rebelles du M23 et les militaires congolais le vendredi 25 octobre dernier, les FARDC ont repris le contrôle de KibumbaKiwanjaRutshuru-centre et Rumangabo occupés par les rebelles depuis plus d’une année.

Des sources locales rapportent que le M23 a délaissé d’autres localités du territoire Rutshuru qu’il contrôlait. Il s’agit notamment de Rubare, Kako, Kalengera, Biruma, Tchengerero et Katalé.

AFP, France 24
Nord-Kivu :
"L'offensive de l'armée congolaise face au M23 n'est pas une surprise".

L’armée congolaise a infligé plusieurs revers aux rebelles du M23 dans l’est de la RDC. Mais il est trop tôt pour dire si cette avancée va se confirmer dans la durée, estime Thierry Vircoulon d'International Crisis Group.

Quatre jours de combats, quatre jours d’avancée des forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans la province riche et instable du Nord-Kivu, située dans l’est de la RDC. Après Kibumba, l'armée congolaise, épaulée par les casques bleus de l’ONU, a pris dimanche 27 octobre le contrôle de Kiwanja et Rutshuru, deux places fortes de la rébellion du M23. Les rebelles se sont retirés de ces zones, parfois sans combattre. Ils ne contrôlent plus que quelques centaines de kilomètres carrés limitrophes de l'Ouganda et du Rwanda.
Le M23 "quasiment" fini en tant que force militaire

Selon un responsable de l'ONU, les rebelles du M23 sont "quasiment" finis en tant que force militaire, selon des propos rapportés lundi par des diplomates. "Presque toutes les positions du M23 ont été abandonnées hier", a déclaré le chef de la mission des Nations unies au Congo (Monusco), Martin Kobler, lors du Conseil de sécurité de l'ONU où il intervenait par vidéo-conférence: "Cela marque quasiment la fin militaire du M23".

Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni en urgence lundi après-midi pour étudier la situation dans le pays.

Le M23 a demandé dimanche la cessation immédiate des hostilités et menacé de retirer ses délégués des pourparlers de paix de Kampala, en Ouganda, actuellement suspendus. Lundi, le ministre de la Défense de la RDC, Alexandre Luba Ntambo, a quant à lui appelé les rebelles du M23 à se rendre, affirmant que l'armée congolaise ne reculerait devant rien pour défendre le territoire national.

Cette situation inquiète la communauté internationale. L’envoyé spécial américain pour la région des Grands Lacs, Russell Feingold, a parlé lundi d’une "poudrière" qui menace de provoquer une guerre régionale. Paris appelle "les pays voisins à s'abstenir de tout soutien aux groupes armés" et "demande le désarmement et la démobilisation du M23".
Comment expliquer ce soudain revirement de situation après des mois de conflit ? Cette avancée des troupes congolaises est-elle décisive ?
Éléments de réponse avec Thierry Vircoulon, directeur du programme Afrique centrale à International Crisis Group.

FRANCE 24 : Comment expliquer le recul des rebelles du M23 ? Ont-ils été "lâchés" par Kigali, accusé par l'ONU et Kinshasa de les soutenir militairement ?

Thierry Vircoulon : D’une part, l’armée congolaise a bénéficié de renforts en moyens et en hommes envoyés par Kinshasa. Ensuite, la contribution de la brigade d’intervention rapide de la Monusco, en soutien de l’armée congolaise, n’est pas négligeable. Le troisième facteur, c’est peut-être, je dis bien peut-être, une diminution de l’appui du Rwanda.

Tous les regards sont maintenant tournés vers Kigali. Soit Kigali lâche militairement le M23, alors le recul des rebelles sera net. Soit on revient au scénario de la fin du mois d’août, lorsque le Rwanda a apporté son soutien au M23 tout en se plaignant de la chute d’obus sur son sol.

Cette avancée de l’armée congolaise peut-elle être décisive et laisser entrevoir un retour de la paix au Nord-Kivu ?

Nous ne sommes qu’au début d’une offensive, il faudra attendre quelques jours avant de tirer les premières conclusions. Soit le M23 est défait militairement, soit il se réorganise – il en a les moyens – et peut renverser le rapport de force.

Pour le moment, Kinshasa veut une victoire militaire sur le terrain. On comprend sans peine pourquoi le M23 est l’ennemi numéro 1 du gouvernement congolais. C’est lui qui a pris Goma et défait l’armée congolaise [en novembre 2012]. Le M23 est vu comme le bras armé de Kigali mais c’est l’arbre qui cache la forêt : il y a une vingtaine de groupes armés dans l’est de la RDC.

La violence a repris le dessus sur le dialogue dans la province du Nord-Kivu, dans l’est de la RDC. Que vont devenir les négociations de Kampala ?

Ce qui est clair, c’est que l’armée congolaise a fait une avancée sur le terrain. Rutshuru était véritablement une place forte du M23. Sur le plan stratégique, la zone contrôlée par le M23 se réduit considérablement. Le mouvement se retrouve maintenant acculé à la frontière rwandaise.

L’offensive de l’armée congolaise contre les rebelles du M23 n’est pas vraiment une surprise. Elle avait été annoncée il y a déjà plusieurs semaines. [Le président congolais] Joseph Kabila avait dit que si les pourparlers de paix échouaient à Kampala, les FARDC reprendraient leur offensive. Avant même d’avoir débuté, les négociations étaient déjà ensablées. Kampala est mort-né et vis-à-vis de son opinion publique, Joseph Kabila voulait une victoire militaire.

Afrikarabia, 27 octobre 2013


Après trois jours de combats, l'armée congolaise a repris ce dimanche deux bastions rebelles : Kiwanja et Rutshuru. Les rebelles du M23 ont annoncé un retrait "sans combattre". Le Rwanda a-t-il décidé de ne plus soutenir le M23 ?


Coup dur pour le M23. En moins de trois jours, la rébellion a opéré un net recule sur le front du Nord-Kivu. Un premier front a été ouvert vendredi 25 octobre autour de la ville de Kibumba, à 25 km au Nord de Goma. L'armée régulière (FARDC) avait annoncé la chute de la ville samedi, mais les rebelles ont démenti. L'ONU, présente dans le secteur affirme que les combats se poursuivent sur zone, le M23 résistant toujours dimanche soir. Le gouverneur provincial, Julien Paluku, présent aux côtés des FARDC à Kibumba a annoncé «l’existence de deux fosses communes» dans le secteur. Il a réclamé une «enquête internationale pour aller établir les responsabilités et le contenu avec des spécialistes».  

Le deuxième front s'est ouvert plus au Nord, samedi, autour de Kiwanja, à 80 km au Nord de Goma. Dans un communiqué, le M23 a annoncé son retrait de Kiwanja «sans combat» et a demandé un «cessez le feu immédiat» en menaçant de quitter les négociations de paix de Kampala. Un casque bleu tanzanien a été tué pendant les combats à Kiwanja. Dimanche en fin d'après-midi, alors que les combats continuaient à Kiwanja, Radio Okapi, la radio onusienne a annoncé la prise de Rutshuru, une importante place forte rebelle. Dimanche soir, Rutshuru et Kiwanja étaient aux mains des FARDC.

Comment expliquer les récentes victoires militaires des FARDC, connues jusque-là pour leur inefficacité ? Première raison : le soutien actif de la Brigade d'intervention de l'ONU (FIB), qui, avec un mandat offensif a joué un rôle décisif dans les succès militaires congolais. Deuxième raison : l'attitude du Rwanda, parrain de la rébellion du M23. Les nombreux rapports successifs de l'ONU sur les guerres du Kivu, ont toujours pointé le soutien, l'aide logistique, en armes, en hommes, en argent, de Kigali aux différentes rébellions (RDC, CNDP ou M23).


Le Rwanda a toujours démenti. 

Mais à Kinshasa, il se dit qu'il n'y a "pas de victoire militaire rebelle sans la main de Kigali". Le Rwanda a-t-il lâché les rebelles ce week-end ? Peut-être pas complètement, mais le Rwanda a désormais un agenda diplomatique peu compatible avec le soutien ouvert à une rébellion. Le Rwanda siège depuis peu au Conseil de sécurité de l'ONU et reste donc sous pression et sous le regard de la communauté internationale. Kigali se retrouve  sous le feu des critiques et certains pays rechignent à honorer l'aide financière au pays des mille collines. Kigali fait donc profil bas, ce qui agace sérieusement les militaires du M23, qui souhaiteraient en découdre avec les FARDC.

La rébellion a d'ailleurs annoncé hier qu'elle désirait voir revenir l'ex-général CNDP Laurent Nkunda au Nord-Kivu, alors qu'il est actuellement détenu par le Rwanda. Un appel du pied à peine déguisé à Kigali pour solliciter si ce n'est leur soutien… du moins leur feu vert pour une contre-offensive rebelle. Pour l'heure, le M23 encaisse les coups… jusqu'à quand ?

Christophe RIGAUD - Afrikarabia

Le carnet de Colette Braeckman


Kibumba, Kiwanja, Rutshuru, Rumangabo important centre de formation militaire et bientôt Bunagana, poste douanier sur la frontière ougandaise : durant longtemps les noms de ces localités du Nord Kivu ont été synonymes de défaites militaires, d’exactions, de massacres et d’exodes. Depuis trois jours, ils incarnent les victoires de l’armée congolaise dans son offensive contre les rebelles du M23 et à Kinshasa la presse considère que la reddition des mutins est imminente, même si l’envoyé spécial américain redoute toujours une « internationalisation » de la crise…

L’offensive militaire s’inscrit dans un double contexte politique : à Kinshasa, les concertations nationales se sont terminées sur la promesse de voir bientôt se constituer un gouvernement ouvert à l’opposition mais surtout, à Kampala, où rebelles et représentants gouvernementaux négocient depuis dix mois (aux frais du Congo…)le désaccord s’est avéré insurmontable. 
En effet, les chefs militaires du M23 ont refusé que leurs troupes soient réaffectées dans d’autres provinces du Congo (loin de la frontière rwandaise…) tandis que Kinshasa, sous pression de son opinion publique, a catégoriquement refusé d’accorder l’amnistie aux dirigeants de la rébellion visés par des sanctions internationales, estimant qu’il fallait mettre fin à l’impunité et au cycle des rébellions à répétition.

Sur le plan militaire, les succès des FARDC s’expliquent d’abord par la faiblesse croissante du M23 : les effectifs des rebelles ont été réduits par l’éclatement du mouvement, dont 600 hommes, l’été dernier, se sont réfugiés au Rwanda à la suite de leur chef Bosco Ntaganda aujourd’hui transféré à la CPI. Face à cet adversaire diminué, l’armée gouvernementale a entamé une offensive sur plusieurs axes, obligeant le M23 à disperser ses forces. 

En outre, des soldats hutus membres du M23 ont refusé de combattre ou ont fait défection, estimant que les officiers tutsis ne partageaient pas avec leurs troupes les revenus tirés des recettes douanières ou des trafics d’or, que l’organisation américaine Enough Project vient d’estimer à 500 millions de dollars.

Par ailleurs, les pressions internationales et les sanctions ont empêché l’armée rwandaise de se porter clairement au secours de ses alliés, même si récemment encore des infiltrations ont été dénoncées par la société civile.

Quant à l’armée congolaise, elle a été « dopée » par plusieurs facteurs, le premier étant une amélioration de la logistique : salaires payés, rations de l’ONU remplaçant les gamelles de haricots crus dont devaient se contenter les troupes, commandement plus cohérent, avec moins de trahisons et de communication d’informations à l’ennemi.

Se comportant mieux que d’ordinaire, les unités congolaises (des bataillons d’élite formés entre autres par les Belges) ont été soutenues par la population : on a vu des motards de Goma porter des bidons d’eau aux soldats sur le front…

En outre, les FARDC ont été épaulées par la Monusco, les Casques bleus mais aussi la Brigade d’intervention africaine, beaucoup plus décidée et qui vient de perdre un officier tanzanien. Même si la Monusco ne combat pas en première ligne, elle se montre nettement plus ferme que par le passé, sous l’impulsion de son nouveau commandant en chef le général Cruz et du représentant politique Martin Kobler (un Allemand revenant d’Afghanistan). La force onusienne se souvient aussi de l’humiliation qu’avait représenté la chute de Goma en novembre 2013 et elle s’est sentie défiée par les tirs du M23 ayant à plusieurs reprises visé ses hélicoptères.

Au-delà des succès engrangés, il serait prématuré de crier déjà victoire : le Rwanda, peu soucieux de lâcher ses alliés congolais et de perdre l’accès au Nord Kivu, pourrait être tenté de jouer le tout pour le tout et de franchir la frontière en dépit de la pression internationale.

L’Ouganda, dont la neutralité est de plus en plus sujette à caution pourrait permettre l’ouverture d’un nouveau front, plus au nord, où un certain « M18 » a déjà fait son apparition. 

Pour le Congo enfin, le principal défi est d’ordre interne : si la bonne gouvernance n’est pas rétablie au Kivu, si les Tutsis congolais se voient menacés, si les réfugiés ne sont pas autorisés à rentrer chez eux, les germes d’une nouvelle guerre seront toujours présents. Quant à la Monusco et à sa brigade africaine, sa crédibilité est en jeu : si le M23 est neutralisé, il lui faut de toute urgence et avec la même énergie, s’en prendre aux autres groupes armées, dont les Hutus des FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda) qui demeurent, depuis bientôt vingt ans, le premier élément déstabilisateur de la région…

RDC: les rebelles du M23 anéantis ?

Belga, Publié le lundi 28 octobre 2013
"Presque toutes les positions du M23 ont été abandonnées hier".

Les rebelles du M23, présents dans l'est de la République démocratique du Congo, sont "quasiment" finis en tant que force militaire, a estimé lundi un responsable de l'ONU, selon des propos rapportés par des diplomates. "Presque toutes les positions du M23 ont été abandonnées hier", a déclaré au Conseil de sécurité de l'ONU par vidéo-conférence le chef de la mission des Nations unies au Congo (Monusco), Martin Kobler: "Cela marque quasiment la fin militaire du M23".
Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni en urgence lundi après-midi pour examiner la situation en République démocratique du Congo (RDC), après la reprise dans l'est du pays des combats, au cours desquels un Casque bleu tanzanien a été tué. 

L'armée congolaise, épaulée par les Casques bleus de l'ONU, inflige depuis vendredi revers sur revers aux combattants du M23 dans l'est de la RDC, où la zone sous le contrôle de la rébellion se réduit considérablement. 

Les combats entre le M23 et l'armée avaient repris vendredi, après environ deux mois de trêve, et quatre jours après la suspension des pourparlers de paix entre les deux camps qui se déroulent à Kampala.L'ONU et Kinshasa accusent régulièrement l'Ouganda et le Rwanda, qui démentent, de soutenir les rebelles, dont les combattants, selon des sources militaires étrangères, seraient dorénavant moins de 1.000.

Le Mouvement du 23 Mars (M23) est né d'une mutinerie, en avril 2012, d'anciens rebelles essentiellement tutsi, intégrés dans l'armée en 2009 après un accord de paix.


Distribué par:
Mwalimu Kadari M. Mwene-Kabyana, Ph.D.
Montréal: Tél. (001) 438-994-6072

Analyse :

Publié: 31 oct 2013

Rester vigilant

    FARDC 27

Toutes les assurances sont données que le M23/RDF serait « quasi fini » militairement. L’euphorie que suscite les victoires récoltées par les FARDC sur le front ne devrait pas pousser les autorités à dormir sur leurs lauriers. C’est le moment de redoubler de vigilance d’autant plus que Kigali et Kampala peuvent réserver d’autres surprises à la République.

Si les FARDC avancent des localités en villages, il y a peu sous contrôle du M23/RDF, quasiment comme dans du beurre, il ne faut pas se contenter de la partie visible de l’iceberg. Le M23/RDF prétend que ses éléments effectuent des replis stratégiques.

Plus loin, le mouvement rebelle menace de quitter la table des négociations et de reprendre les hostilités. Plutôt que de minimiser cette donne, les autorités gouvernementales et militaires ont plutôt intérêt à maintenir la pression sur le M23/RDF en vue d’obtenir son démantèlement intégral.

Pendant cette période, Kigali est placé sous haute surveillance par le parrain américain qui ne tient plus à le suivre dans sa quête exagérée d’un territoire pour déverser son trop plein de population, couplé d’une entreprise immorale de prédation des ressources naturelles.

Les dernières prises de position de l’envoyé spécial d’Obama dans la sous-région des Grands Lacs démontrent à suffisance de la détermination de Washington à arrêter l’hémorragie. Cela n’a que trop duré et la superpuissance planétaire ne pouvait pas indéfiniment se mettre à dos une nation comme la RDC, face à la flagrance du drame qui se déroule dans la partie Est du pays.

Le ton, qui est monté d’un cran depuis quelques jours, a dissuadé Kigali à poursuivre son appui au M23/RDF. Livré à lui-même, ce pseudo mouvement rebelle a montré son vrai visage, celui d’un patin dont l’étroitesse de l’issue de survie ne fait l’ombre d’un doute. Confiné à la frontière avec le Rwanda, le M23/RDF n’a plus d’autre solution que de déposer les armes en vue d’espérer obtenir un sauf-conduit pour les éléments qui le composent grâce à la magie de Kampala.

Mais, lorsque Kigali et Kampala se rendront à l’évidence qu’ils n’obtiendraient rien en faveur de leurs valets à la conclusion des pourparlers, il faut redouter que ces deux régimes trouvent des prétextes sécuritaires pour, cette fois-ci, mener la guerre à découvert à la RDC. La montée en puissance des Forces armées de la République démocratique du Congo ne doit plus faiblir.

Tous les moyens doivent être mis à contribution afin que les prochaines aventures en terre congolais soient effectivement « suicidaires ». La leçon administrée à la bande à Makenga et Bosco Ntaganda ne restera dans les annales que si la défense des frontières nationales et la protection des personnes ainsi que du patrimoine national sont assurées de manière pérenne. Plus rien ne doit arrêter les FARDC dans cette reconquête de la souveraineté sur toute l’étendue du pays.

LP/LC

Source : Le Congolais


cic

Compteur

mod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_counter
mod_vvisit_counterCette Semaine3168
mod_vvisit_counterCe Mois - ci7311
mod_vvisit_counterAu Total1942546


Sur Facebook